Pour sauver le climat, place aux "gilets jeunes"

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"Le plus amusant, c'est de voir ces images montrant des centaines de milliers d'élèves manifestant pour le climat", poursuit la jeune Suédoise.

Les étudiants manifestaient à Wellington vendredi avec des pancartes clamant par exemple "Le temps est en train de fondre" ou "Agir maintenant ou nager".

Oslo, Norvège | L'adolescente suédoise Greta Thunberg, instigatrice de la "grève de l'école pour le climat", a été proposée pour le prix Nobel de la paix 2019, a-t-on appris jeudi auprès d'un des trois élus à l'origine de la nomination.

La "grève mondiale pour l'avenir" de ce vendredi est prévue "dans 1.769 endroits et 112 pays", a tweeté Greta Thunberg. La liste affichée sur le site internet de son mouvement, FridaysforFuture, avait dépassé 2.000 lieux, avec l'Italie, la France et l'Allemagne en tête de peloton. En Suisse des manifestations sont programmées dans près de 30 villes.

" Nous faisons grève pour dire à nos gouvernements de faire leurs devoirs et de nous montrer des preuves!" Par ces mots, les jeunes du monde entier veulent se rendre effectivement compte que des mesures drastiques sont prises pour limiter le réchauffement à un maximum de +2°C par rapport à l'ère préindustrielle, comme prévu par l'Accord de Paris.

Son nom a été proposé par trois députés de la gauche socialiste avant la date limite du 31 janvier, selon le député Øvstegård, ce qui signifie que sa candidature est valide pour le Nobel de la paix 2019, qui sera décerné le 11 octobre.

Plusieurs responsables politiques, en Allemagne, au Royaume-Uni ou à Hong Kong, ont bien essayé de renvoyer ces jeunes à leurs études, certains évoquant des conséquences en cas d'école buissonnière. Le président de l'Association des principaux du secondaire, Michael Williams, a estimé que l'incidence de cette action sur le climat serait 'probablement de zéro'.

Mais les jeunes manifestants ont reçu le soutien de la Première ministre, Jacinda Ardern.

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