Les députés rejettent une sortie sans accord — Brexit

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"Les Brexiters ont laissé le Brexit à la merci des Remainers et de l'UE", avance l'éditorialiste du quotidien The Daily Telegraph Asa Bennett, en soulignant que le report, sur lequel les députés votent jeudi, semble désormais "acquis".

Le président du Conseil européen Donald Tusk les a invités à être prêts à accorder "une longue prolongation" au Royaume-Uni s'il "accepte de repenser sa stratégie et parvient à dégager un consensus autour de celle-ci".

L'amendement déposé par le Groupe indépendant et qui demandait au gouvernement britannique de reporter la date du Brexit suffisamment longtemps pour pouvoir organiser un deuxième référendum pour ou contre la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, est rejeté par 334 députés de la Chambre des Communes, 85 seulement votant pour. Immédiatement après avoir rejeté le Traité de Brexit, les députés britanniques se prononcent ce mercredi sur la possibilité de sortir de l'Union européenne sans aucun accord, alors qu'il reste seize jours avant la date prévue du divorce.

La motion déposée par Theresa May était assortie d'un ultimatum.

Si l'accord est encore recalé, alors le report devra aller au-delà du 30 juin et impliquera que le pays participe aux prochaines élections européennes en mai, a prévenu Theresa May. Mercredi soir, les députés britanniques ont voté contre la perspective d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne (UE) sans accord. Signe des temps, l'institut de prévision économique officiel OBR a réduit à 1,2% sa prévision de croissance pour 2019.

La Commission européenne a rappelé jeudi soir que " toute demande de prolongation de (la période de négociations prévue par) l'article 50 nécessite l'accord unanime des 27 autres pays membres " et devrait être dûment justifiée. Mercredi, ils avaient exclu l'hypothèse d'une sortie sans accord avec Bruxelles.

Mais "prolonger cette négociation pour quoi faire?". Le négociateur européen, Michel Barnier, a demandé à Theresa May de soumettre une position qui soit soutenue par une majorité pour demander une extension des discussions.

Côté Royaume-Uni comme UE, on accélère les préparatifs en cas de "no deal".

Toutefois, Londres comme Bruxelles ont répété qu'ils ne souhaitaient pas ce scénario. D'autres, comme la chancelière allemande Angela Merkel, se sont montrés moins catégoriques.

Il est "important" également pour les Européens de "parvenir à un résultat raisonnable", a ajouté la chancelière, laissant entendre qu'elle était disposée à continuer les discussions avec Londres sur une formule de compromis qui satisfasse les deux parties.

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