La LFP pense à un fair-play financier à la française

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Avec un résultat net cumulé des deux divisions qui atteint les 176M€ de pertes au 30 juin 2018, les écuries françaises plongent de façon vertigineuse. "Un bilan contrasté" pour Didier Quillot, le directeur général de la Ligue de football profesionnel (LFP), qui a commenté les résultats hier à Paris. Les comptes des clubs de Ligue 1 et Ligue 2, publiés ce mercredi, laissent apparaître un déficit total de 176 millions d'euros. Les droits TV avec 37,4 millions représentent plus de la moitié du produit d'exploitation du FCGB (67,9 millions) alors que la rémunération du personnel (59,5 millions) est, de loin, la première charge d'exploitation (107,5 millions en tout). Avec une très mauvaise nouvelle: le déficit global, Ligue 1 et Ligue 2 confondues, estimé à 101 millions d'euros l'an dernier, passe aujourd'hui à. Et les ventes des joueurs, atteignant pourtant le record de 929 millions d'euros sur l'exercice précédent, ne suffit pas à rééquilibrer la balance. Un déficit qui pousse la DNCG, le gendarme financier du football français, à envisager de mettre en place des mesures pour empêcher que les clubs français continuent de s'endetter.

De l'autre, en revanche, les résultats financiers des clubs sont donc plombés par une augmentation de la dette: 16 entités de L1 présentaient ainsi un résultat d'exploitation déficitaire. Il s'agit des transferts de Kylian Mbappé (Monaco) et de Neymar (Barcelone) au PSG, d'Alexandre Lacazette (Lyon) à Arsenal, ainsi que des Monégasques Benjamin Mendy et Bernardo Silva à Manchester City.

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À l'opposé, Marseille (- 78,584 M€) et Bordeaux (- 21, 099 M€) sont dans le rouge.

"La France " est le meilleur pays au monde " pour former et vendre des joueurs, s'est félicité Quillot". Enfin, Lille affiche un inquiétant - 141,898 M€ mais la DNCG précise que la situation s'est assainie depuis la recapitalisation à hauteur de 142 M€. "Mais il y a des variables exogènes sur lesquels il faut qu'on soit attentif, vigilant", a-t-il ajouté, en citant le Brexit comme exemple.

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