Les députés britanniques rejettent le "no deal"

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A seize jours de la date prévue de la rupture, les députés britanniques doivent se prononcer mercredi sur la possibilité de sortir de l'Union européenne sans aucun accord, après avoir rejeté mardi pour la deuxième fois le traité de retrait négocié par Theresa May avec Bruxelles.

Theresa May ne lâche rien. Ce qui me paraît important, et que j'ai cherché à écouter dans le débat britannique, c'est pourquoi le Brexit?

Pendant ce temps, l'Union européenne a prévenu qu'une demande de report devait être justifiée et acceptée à l'unanimité par les 27 autres pays de l'UE, qui seront réunis en sommet les 20 et 21 mars à Bruxelles.

Mais c'est pour mieux déchanter mercredi, la Chambre des communes ayant lors d'un nouveau vote, qui n'aurait pas eu lieu si l'accord avait été adopté, exprimé son opposition à une sortie sans accord ("no deal"), une option que nombre de Brexiters privilégient.

Ce scénario redouté par les milieux économiques causerait d'importantes perturbations dans les échanges entre le Royaume-Uni et l'UE. Ce résultat constitue un désaveu cinglant pour Mme May et pose la question de sa survie à la tête de l'exécutif. Mais une extension de l'Article 50 aura un coût. "Ou partir avec un accord, mais pas cet accord?" "Le quotidien gratuit indique qu'" une sortie sans accord, un nouvel accord, ou un report du Brexit sont toujours sur la table ".

" Il est dans notre intérêt commun de parvenir à une sortie ordonnée", a commenté avant le vote la chancelière allemande Angela Merkel, tandis que le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, a lancé un appel à " ne pas sous-estimer " le risque d'un Brexit sans accord et ses conséquences.

Si cette option du "no deal" est rejetée mercredi, le Parlement votera à nouveau jeudi, cette fois sur une proposition de report "limité" du Brexit.

Theresa May est la cible de toutes les critiques au lendemain d'un nouveau rejet de l'accord sur le Brexit. Ce ne peut être pour renégocier un accord que nous avons négocié durant de nombreux mois et dont nous avons dit qu'il n'était pas renégociable. Un cas de figure que l'Union européenne serait "prête à considérer", si le Royaume-Uni en fait la demande "motivée", a estimé le porte-parole de la Commission européenne. En réaction à ce vote, la Première ministre a affirmé qu'une "majorité claire " s'est dessinée pour exclure un Brexit. Ceci vaut notamment pour le backstop, qui vise à garantir l'absence de frontière physique en Irlande tout en préservant l'intégrité du marché unique.

Ce "filet de sécurité" est devenu le principal point d'achoppement des négociations, une partie de la classe politique britannique y voyant un "piège" pour maintenir leur pays arrimé indéfiniment à l'UE.

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