"Les avions deviennent trop compliqués à piloter" — Donald Trump

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"La sécurité des Américains, et de tous les passagers, est notre priorité absolue ", a-t-il ajouté. Boeing, de son côté, dit avoir une "confiance totale" en la fiabilité et la sécurité du 737 MAX mais "soutient" la décision des États-Unis.

Sur Twitter, le président américain a commenté ce mardi les conséquences du crash subi par le Boeing au décollage d'Addis-Abeba (Ethiopie): "Les avions deviennent beaucoup trop complexes à faire voler".

"J'ai pris cette décision (.) en toute indépendance", a affirmé Dan Elwell, responsable par intérim de la FAA, sur CNBC, assurant qu'il n'avait pas reçu de pression.

Le Brésil a suspendu mercredi tout vol d'avion Boeing 737 MAX 8, a indiqué l'Agence nationale de l'aviation civile.

Malgré tout, les États-Unis sont parmi les derniers pays à interdire le vol de ces avions dans leurs cieux.

Plusieurs pays ont déjà immobilisé ces appareils, quelques jours après le crash d'un vol d'Ethiopian Airlines qui a causé la mort de 157 personnes, le deuxième accident en moins de six mois pour le Boeing 737 MAX 8. Dans des circonstances similaires, un avion du même type de la compagnie indonésienne Lion Air s'est écrasé fin octobre au large de l'Indonésie, faisant 189 morts.

Les premiers éléments de l'enquête de l'accident de Lion Air ont mis en cause un dysfonctionnement sur le système de stabilisation en vol destiné à éviter un décrochage de l'avion, le "MCAS" (Maneuvering Characteristics Augmentation System).

Tous les yeux sont désormais rivés sur les deux boîtes noires de l'appareil accidenté d'Ethiopian, qui seules, peuvent donner l'enchaînement précis des événements.

Retrouvées dès lundi, elles sont pour l'heure inexploitées faute de consensus sur le bureau d'enquête technique qui va avoir la délicate tâche de les décrypter. Car l'Ethiopie ne dispose pas de l'équipement nécessaire à leur lecture. En Ethiopie, des proches des victimes - kényanes, chinoises, américaines et canadiennes - de ce vol qui reliait Addis Abeba à Nairobi, se sont rendus mercredi sur le lieu de l'accident, un champ à 60 km à l'est de la capitale éthiopienne. Environ 19'000 avions d'au moins 100 passagers sont en service au niveau international, tous modèles confondus, selon des données d'Airbus.

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