"Choix " de Londres avant d'envisager tout report du Brexit

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"C'est cette question là qui se pose avant même celle d'une décision sur une éventuelle extension", a-t-il ajouté.

Les élus britanniques sont maintenant appelés à voter mercredi sur la possibilité de sortir de l'UE sans accord, un scénario redouté par les milieux économiques. Si Theresa May gagne, l'accord négocié s'applique.

L'accord de Brexit va être rejeté ce mardi soir à la Chambre des communes par plus de 100 voix de majorité, affirme la chaîne de télévision Sky News sur la base de ses pointages.

Si cette option du "no deal" est rejetée mercredi, le Parlement britannique votera ensuite à nouveau jeudi, cette fois sur une proposition de report "limité" du Brexit.

L'UE a fait "tout ce qu'elle a pu" pour aider à l'approbation de l'accord de Brexit, a estimé le négociateur de l'UE pour le Brexit Michel Barnier. L'Union européenne serait "prête à considérer" un report de la date du Brexit, si le Royaume-Uni devait en faire une demande "motivée", a déclaré une porte-parole de la Commission européenne. "Si l'accord n'est pas approuvé ce soir, le Brexit pourrait être perdu", avait-elle martelé. "Il n'y aura pas de troisième chance", avait averti lundi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Theresa May a indiqué que les députés conservateurs pouvaient voter en leur âme et conscience et ne pas suivre les consignes du parti.

Déterminée à défendre ce texte jusqu'au bout, la dirigeante conservatrice avait pris la parole ce mardi après-midi devant les députés en les mettant en garde contre les conséquences d'un rejet. Selon lui, "le risque juridique" présenté par l'accord "reste inchangé" malgré les concessions de Bruxelles revendiquées par Mme May.

Par ailleurs, Londres annonce qu'il n'y aura ni droits de douane, ni contrôles sur les biens transitant par sa frontière avec l'Irlande pour éviter le rétablissement d'une frontière physique. Ce filet de sécurité (backstop) est assorti de la promesse faite par les Européens de ne pas chercher à maintenir indéfiniment le Royaume-Uni dans une union douanière.

"C'est merveilleux, c'est un pas de plus vers un maintien dans l'UE", a déclaré à l'AFP Nina Hawl, 82 ans.

"La solution à l'impasse ne peut être trouvée qu'à Londres", a réagi le 12 mars l'Elysée après le rejet par le Parlement britannique de l'accordde Brexit, à 17 jours de la date prévue de la sortie de l'Union européenne.

La livre sterling, en nette baisse avant le rejet de l'accord, a repris un peu de force juste après le vote, avant de plonger de nouveau face à l'euro et au dollar.

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