La classe politique mobilisée contre l'antisémitisme ce mardi

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08h00: Édouard Philippe, plus de la moitié du gouvernement et les représentants d'une vingtaine de partis participeront aux rassemblements contre l'antisémitisme prévus ce soir, à l'initiative du PS, en France. Dans la foule, des pancartes "Ça suffit" - le mot d'ordre du rassemblement -, "non à la banalisation de la haine".

Face à la recrudescence des actes antisémites (+74% en 2018), Olivier Faure avait lancé la semaine dernière un appel d'abord signé par quatorze partis, rejoints depuis par de nombreuses autres organisations.

Outre le Premier ministre et le ministre de l'Education, 21 autres membres du gouvernement seront présents.

"A droite, Les Républicains et son président Laurent Wauquiez ont annoncé qu'ils se joindraient au rassemblement parisien, tandis que le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, éphémère allié de Marine Le Pen dans l'entre-deux-tours de la présidentielle de 2017, a annoncé qu'il " irait " à un rassemblement, tout en assurant que " la plupart de ceux qui participent à cette marche sont les principaux responsables de la dégradation du pays qui est corrélée à l'essor de l'antisémitisme en France ".

Après un déplacement dans le Bas-Rhin où un cimetière juif a été profané dans le nuit de lundi à mardi, Emmanuel Macron s'est rendu au Mémorial de la Shoah ce mardi soir, en compagnie du président du Sénat, Gérard Larcher, et du président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand. Cet appel intervient après une série d'actes antisémites, parmi lesquels des tags sur la devanture d'un restaurant Balgelstein et des croix gammées sur le portrait de Simone Veil sur des boîtes aux lettres.

"Une quinzaine de partis politiques ont répondu présents à l'appel lancé par le Parti socialiste à se rassembler mardi à Paris contre l'antisémitisme".

Ces actes ont motivé cette mobilisation qui a rassemblé des personnalités politiques, syndicales, religieuses et de la société civile partout en France.

Le mouvement protéiforme a de nouveau été accusé samedi d'avoir dans ses rangs des personnes antisémites, après les insultes proférées samedi à l'encontre du philosophe Alain Finkielkraut, en marge d'une manifestation à Paris.

" L'antisémitisme, ça n'est pas l'affaire des juifs, c'est l'affaire de tous les Français. L'État doit répondre. Je suis sûr qu'il le fera, mais il faut le faire maintenant et avec une fermeté extrême", a, de son côté, affirmé Nicolas Sarkozy. Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une nouvelle fois une "instrumentalisation politique" de l'antisémitisme contre les Insoumis, alors que des voix s'étaient élevées pour dénoncer leur tiédeur supposée sur le sujet. Même s'il regrette que les participants ne disent pas également "non à l'antisionisme". "Il serait faux et absurde de dire que le mouvement des gilets jaunes est antisémite", a estimé Edouard Philippe.

A l'inverse de la France Insoumise qui a intégré l'appel dans un second temps, le Rassemblement national de Marine Le Pen ne figure pas parmi la liste des invités à l'événement.

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