Un homme placé en garde à vue — Finkielkraut insulté

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Selon les informations recueillies par France Bleu Alsace, l'homme interpellé a participé à plusieurs actions des gilets jaunes dans la région mulhousienne, avec quelques amis, avant d'être rejeté par le noyau dur des manifestants qui voyaient en eux des extrémistes venus faire du prosélytisme. Il n'est pas fiché S mais il est connu des services de renseignement pour avoir fait partie de la mouvance salafiste. Une enquête avait été ouverte dimanche soir pour injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion. "Les injures qu'a subies Alain Finkielkraut sont absolument inacceptables, c'est une atteinte à ce qui fait l'identité de notre République", a déclaré Nicole Belloubet.

Les investigations de la BRDP (Brigade de répression de la délinquance à la personne) ont été très rapides. Les enquêteurs ont en effet interpellé mardi soir Benjamin W., un vendeur de téléphone portable de 36 ans converti à l'islam et père de cinq enfants. Dans son environnement gravite des personnes radicalisées, assure BFMTV en citant des sources proches de l'enquête.

Samedi, dans le quartier de Montparnasse, alors qu'il observait l'acte 14 des Gilets jaunes, l'écrivain et philosophe avait été invectivé, ainsi qu'on l'entend sur les vidéos.

Des policiers avaient même dû s'interposer pour le protéger, selon plusieurs vidéos diffusées les réseaux sociaux.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, avait annoncé qu'"un suspect, reconnu comme le principal auteur des injures" avait été identifié par les services de police. Il n'a jamais été suivi au titre du fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

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