L’ex-boxeur Christophe Dettinger devant le tribunal — Gilets jaunes

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Christophe Dettinger, le fameux boxeur gilet jaune qui avait sévi début janvier à Paris, a écopé mercredi d'un an de prison ferme plus 18 mois avec sursis, une peine aménageable en semi-liberté (explique Le Dauphiné). D'ici cinq jours, vous passerez devant le juge d'application des peines d'Evry, qui va mettre en place un régime de semi-liberté: "vous dormirez en prison, mais vous pourrez continuer à travailler", a expliqué la présidente.

Écroue dans l'attente de son procès, cet ancien champion de France 2007 et 2008 des lourds-légers doit répondre devant le tribunal correctionnel de "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique ", un délit passible de sept ans d'emprisonnement.

Le procureur a requis trois ans de prison, dont un an assorti d'une mise à l'épreuve avec une obligation de travail et une obligation d'indemniser les victimes à l'encontre de Christophe Dettinger, ce mercredi soir. "Ces scènes sont d'une violence inouïe et doivent être sanctionnées", a déclaré le représentant du ministère public, demandant son " maintien en détention ". "En voulant empêcher une injustice, j'en ai créé une autre", répond le "boxeur". "Tout est allé très, très vite", a-t-il répondu. "Matraquage matraquage, matraquage. Je vois une dame au sol, une matraque levée, là c'est parti, j'interviens, là, sur ce gendarme", a-t-il déclaré depuis le box. Un débat s'engage pour savoir si un des gendarmes a ou pas donné un coup de pied à une femme à terre. Cette dernière, petit gabarit et cheveux fuchsia, est allée à la barre confirmer qu'elle avait "pris des coups". "Je me suis mise en boule". "Oui, madame le président". " Il y a une colère extrême qui est montée et voilà", a dit Christophe Dettinger, qui a dit avoir "honte, tellement honte".

Le délibéré est attendu ce mercredi soir. Au prévenu, il lancera: "il y a des règles dans la vie". "Cela faisait huit manifs qu'il n'y avait pas de règle", a rétorqué le prévenu, avant d'ajouter, encore, qu'il regrette. Pourquoi les choses dégénèrent sur cette passerelle surplombant la Seine en marge de l'acte 8 de la contestation sociale?

A la barre, l'un des gendarmes frappés affirme qu'il avait été positionné sur le premier tiers de la passerelle et non au bord pour éviter de devoir mobiliser des troupes supplémentaires pour garder un escalier qui menait à la passerelle.

Le "boxeur" a répété qu'il n'était pas un "sale gitan, un casseur de flic".

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