L'échec du budget pousse Pedro Sanchez à de nouvelles élections — Espagne

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Ce rejet renforce la probabilité d'élections législatives anticipées, sans doute le 14 ou le 28 avril, selon des sources gouvernementales.

Une majorité de 191 députés sur 350 ont voté en faveur d'amendements destinés à bloquer le budget et présentés notamment par le Parti Populaire (PP, droite), les libéraux de Ciudadanos et les deux partis indépendantistes catalans, ce qui a pour effet de condamner le texte avant même qu'il puisse être voté.

Or, le Parti socialiste de Sanchez ne dispose que de moins d'un quart des élus au Parlement et ne pouvait faire passer son budget sans le soutien des élus de formations régionales. A la tête d'un gouvernement ultra-minoritaire avec seulement 84 députés socialistes sur 350, le socialiste avait promis à son arrivée au pouvoir de convoquer rapidement des élections. Ces derniers réclamaient des gestes forts.

Les indépendantistes catalans, ceux-là mêmes qui avaient appuyé en mai dernier la motion de censure portée par Pedro Sanchez contre le gouvernement de Mariano Rajoy, ont pris la décision le 13 févriervde mettre fin à la législature du gouvernement espagnol.

Le vote du budget s'est déroulé dans un contexte tendu, alors qu'a débuté, mardi, le procès de 12 dirigeants indépendantistes à l'origine de la tentative de sécession de la Catalogne en octobre 2017.

Leurs discussions ont été rompues vendredi, les indépendantistes continuant à réclamer un référendum d'autodétermination pour la Catalogne, qui est une ligne rouge pour le gouvernement.

Le ministère public va requérir des peines allant jusqu'à 25 ans de prison. Quitte à se précipiter dans l'inconnu.

Des élections anticipées apparaissent probables en Espagne après le rejet mercredi par les députés de droite et indépendantistes catalans du premier budget du chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez, au pouvoir depuis huit mois. Dans cette perspective, l'émergence dans le paysage politique du parti d'extrême droite Vox, lors des élections en janvier en Andalousie, pourtant un bastion du parti socialiste, inquiète la gauche et les indépendantistes.

Le gouvernement espagnol n'est pas tenu légalement de dissoudre le Parlement.

Plusieurs sondages, dont le dernier a été publié mercredi, donnent le PP, Ciudadanos et le parti d'extrême droite Vox en mesure de former une majorité au niveau national.

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