" "Philippe veut que les maisons de santé " deviennent la norme " — Loi santé

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"Promesse d'Emmanuel Macron, la suppression du numerus clausus limitant le nombre de places en deuxième année d'études de santé a pour but d'" augmenter le nombre de médecins formés et diversifier (leurs) profils", a expliqué Agnès Buzyn sur France Inter.

En février 2018, le Premier ministre, Édouard Philippe, avait annoncé une réforme "globale" du système de santé.

A deux jours de l'arrivée du projet de loi santé en Conseil des ministres, le Premier ministre, Edouard Philippe, accompagné de la ministre Agnès Buzyn, a visité lundi matin une de ces maisons de santé pluridisciplinaire (MSP), où exercent au total une trentaine de professionnels (généralistes, internes, kinés.) à Avoine, petit bourg près de Chinon (Indre-et-Loire). Mais le temps est compté: il faut que la loi soit votée avant la rentrée de septembre, pour que les futurs élèves de terminale puissent s'informer via Parcoursup dès l'automne.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a prévenu lundi que "mettre fin au numerus clausus ne veut pas dire abandonner toute forme de régulation", et qu'"il y aura toujours une forme de sélection à la fin de la première année". Rien ne dit toutefois que les députés auront toutes les cartes en main lorsque le texte arrivera en commission des affaires sociales à partir du 12 mars, avant une discussion en séance sans doute la semaine suivante. À la différence des autres, ces derniers ne proposeront ni services de chirurgie, ni probablement de maternités, et se recentreraient sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation.En revanche, le ministère prévoit qu'ils disposeront tous de matériel de radiologie et d'analyse biologique, même si l'analyse des examens pourra être assurée par des médecins à distance. 500 à 600 hôpitaux devraient recevoir d'ici 2022 un label "hôpital de proximité".

Les règles d'autorisations des activités de soins (chirurgie, maternité, urgences...) et des équipements (IRM, scanners...) seront également réexaminées.

"Un procédé qui laissera douze à dix-huit mois supplémentaires pour " aller plus loin dans la concertation", a assuré le député (LREM) Thomas Mesnier, rapporteur du projet de loi, lors d'un débat organisé par l'Ordre des médecins mardi".

Interrogé sur des critiques sur le manque de " concertation " de ce plan, formulées par les élus locaux (Association des maires de France, Régions de France, Assemblée des départements de France) et la Fédération hospitalière de France, Edouard Philippe a souligné qu'il y avait eu " beaucoup " de consultations depuis février 2018. L'accès à ces données (1,2 milliard de feuilles de soins par an, 500 millions d'actes médicaux, 11 millions d'hospitalisations...) sera élargi, et leur champ étendu aux données cliniques recueillies par exemple par les médecins libéraux.

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