Enquête ouverte après un tag antisémite sur la vitrine d'un restaurant parisien

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Un tag "Juden" a été apposé sur la vitrine d'un restaurant de la franchise Bagelstein à Paris.

Rapidement sa publication a été partagée, notamment pas le dessinateur Joann Sfar qui a affirmé que le tag, qui signifie "juif" en allemand et qui est une référence aux inscriptions antisémites du IIIe Reich, avait été commis par un gilet jaune. "La manifestation n'est absolument pas passée dans notre quartier, et ce tag de toute façon a été effectué bien avant que la manifestation ne commence", a-t-il expliqué en précisant que le graffiti avait été fait dans la nuit de vendredi 8 à samedi 9. Le restaurant visé se trouve dans le centre de la capitale, sur l'Ile Saint-Louis. "Un de trop. 'Juden' en lettres jaunes, comme si les plus tragiques leçons de l'Histoire n'éclairaient plus les consciences", a déploré dimanche 10 février le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. "La police est venue sur place", ajoute le responsable de l'enseigne de restauration rapide spécialisée dans la vente de bagels.

Outre Christophe Castaner, d'autres ministres ont dénoncé cette inscription antisémite en la reliant à d'autres exactions commises ou pas en marge du mouvement des gilets jaunes.

Gilles Abecassis "ne pense pas que ce soit des 'gilets jaunes'" qui aient réalisé ce tag, découvert plusieurs heures avant la manifestation de samedi. Il a promis de "ne rien laisser passer" et de "tout faire pour que l'auteur de cette ignominie soit condamné". En 24h donc: "incendie contre le domicile de Richard Ferrand, attaque contre l'Assemblée nationale et actes antisémites", avait écrit sur Twitter le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. "Nous voulons garder notre bonne humeur", a expliqué le responsable de l'enseigne, qui dit avoir reçu " des milliers de messages de soutien, de Hong Kong, de Sydney, d'Europe de l'Est, de gens de milieux différents, pas seulement de confession juive ".

La France a enregistré une hausse de 69% des actes antisémites en 2018, selon le rapport israélien annuel sur l'antisémitisme dans le monde publié fin janvier.

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