Prison à vie pour sept jihadistes — Tunisie

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En Tunisie, la justice a condamné, ce samedi 9 février, sept accusés à la prison à vie dans les procès des attentats de 2015 contre le musée du Bardo et un hôtel à Sousse.

Après plus d'un an de procès, le tribunal de première instance de Tunis a rendu sa sentence.

En ce qui concerne l'accusé Wassim Sassi, il a été condamné à la prison à vie pour "tentative d'atteinte avec préméditation à la sûreté de l'Etat".

La chambre a également prononcé des verdicts d'emprisonnement allant de 3 à 6 années d'emprisonnement à l'encontre de 8 accusés.

Au total, 26 personnes sont jugées dans cette affaire, 18 en détention et huit en liberté. Au tribunal, le juge a repris le procès de l'attaque qui avait fait 22 morts dans le musée du Bardo, à Tunis, le 18 mars 2015. Quatre Français figuraient parmi les touristes tués au musée. Les investigations ont montré la présence d'amphétamines dans le corps de l'un des tireurs. Cinq accusés ont été condamnés à des peines variant entre 6 ans et six mois et 17 accusés ont bénéficié d'un non-lieu, a précisé Sofiène Sliti.

Dans cette affaire, la justice a également condamné Adel al-Ghandari à la réclusion à perpétuité pour tentative d'assassinat visant à remplacer le statut de l'Etat et à dix ans pour d'autres crimes terroristes. L'assaut contre un hôtel de Port el-Kantaoui, près de Sousse, le 26 juin, avait fait trente-huit victimes. Il tue 39 personnes avant d'être abattu par les forces de l'ordre.

Les accusés ont été jugés en vertu d'une loi antiterroriste adoptée à l'été 2015. Les deux procès sont suivis avec une grande attention dans plusieurs pays européens dont étaient originaires de nombreuses victimes.

Les dépositions des accusés lues lors des audiences ont mis en évidence d'importants liens entre les deux attentats, tous deux revendiqués par le groupe Etat islamique (EI).

25 accusés poursuivis pour l'attentat du Bardo.

Selon des médias locaux, le cerveau présumé des deux attentats aurait été tué en 2016 dans un raid américain en Libye. Mais rares sont les dépositions à avoir apporté un réel éclairage sur les faits.

Nombre d'accusés ont été uniquement poursuivis pour avoir été en contact via une application de messagerie avec d'autres suspects en fuite.

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