Iran: la République islamique vaincra le "complot" américain, promet Rohani

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Le président iranien Hassan Rohani a déclaré lundi que la guerre économique américaine contre son pays n'atteindrait pas ses objectifs.

Le discours de Hassan Rohani a eu lieu sous une pluie battante, un signe "perçu comme une bénédiction dans un pays aussi aride" note l'AFP.

Femmes en tchadors, jeunes enfants coiffés d'un bonnet et ballon de baudruche à la main, hommes en tenues sombres, bassidjis (miliciens islamiques) en treillis et clercs enturbannés défilent tandis qu'un hélicoptère passe dans le ciel nuageux.

Au milieu des parapluies sont brandies des milliers de bannières, pancartes ou portraits du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, ou du fondateur de la République islamique, l'ayatollah Ali Khomeiny. "Mort à l'Amérique", "A bas l'Angleterre", "Mort à Israël" ou encore "Nous piétinerons les États-Unis" pouvait-on lire sur certaines d'entre-elles. Ces dernières années, l'Etat hébreu a mené de nombreux raids aériens ou des tirs de missiles contre ce qu'il a présenté comme des objectifs militaires iraniens en Syrie ou des convois d'armes sophistiquées destinées au Hezbollah libanais, allié de Téhéran. "Si ce régime commet la terrible erreur de tenter de détruire Tel-Aviv ou Haïfa, il n'y parviendra pas", a affirmé M. Netanyahou dans un communiqué de son bureau, et dans une vidéo.

"Nous n'avons pas demandé et ne demanderons jamais à qui que ce soit la permission d'augmenter nos capacités de défense et de construire toutes sortes de missiles", a lancé M. Rohani.

Diffusant des images de foules à Téhéran et dans de nombreuses autres villes, la télévision d'Etat a mis en garde contre la désinformation de "certains médias étrangers hostiles" soupçonnés de vouloir ternir l'anniversaire en minimisant les chiffres de l'affluence populaire.

Le retrait américain de l'accord nucléaire et la politique ouvertement hostile de l'Amérique du président Donald Trump ont suscité un regain de tension avec Washington, où certains responsables n'hésitent pas à appeler de leur vœux un "changement de régime".

"Nous sommes ici pour soutenir la République islamique", déclare à Téhéran un retraité du service public.

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