Le Pen dénonce une "utilisation politicienne" de la diplomatie par Macron — Italie

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Cette crise, qui a conduit la France, exaspérée, à rappeler jeudi son ambassadeur à Rome, cristallise le face-à-face entre les leaders populistes au pouvoir en Italie et le camp pro-européen incarné par le président français Emmanuel Macron.

La cote d'approbation du chef de l'Etat avait touché son plus bas en décembre, à 23%, avant de remonter déjà de 5 points en janvier, selon ce sondage pour Paris Match et Sud Radio. Visant directement Emmanuel Macron, élu sur la promesse d'un " ni droite ni gauche", le dirigeant italien a ironisé sur " ces partis qui se disent "nouveaux" mais sont en réalité le fruit d'une tradition ".

"Quant à Jean-Luc Mélenchon, il a indiqué à sa sortie qu'il avait attiré " l'attention " du chef de l'état sur le " niveau des violences de la répression " des manifestants et qu'Emmanuel Macron ne lui était "pas apparu totalement déterminé à organiser" un référendum". Quatre mois que Marine Le Pen passera à sillonner la France.

Une chose est certaine, malgré la crise politique qui secoue l'Hexagone depuis douze semaines, Emmanuel Macron réussit le tour de force d'enrayer sa chute sans fin dans les sondages. Il opère même une "remontada " pour inédite en remobilisant au sein de son socle électoral, avec 42% des personnes en professions libérales et cadres supérieurs qui se disent plutôt séduits. Dans le détail des sensibilités, il fait l'unanimité chez les marcheurs (95%, 3 points), en même temps qu'il attire à nouveau Les Républicains (47%, +12 points). Les Français considèrent toujours à 74% que le président n'est pas proche de leurs préoccupations, désapprouvent sa politique économique (33% pour, 67% contre) et trouvent majoritairement (à 60%) qu'il ne renouvelle pas la fonction présidentielle. "Le président des Patriotes, Florian Philippot, a lui jugé " l'indignation sélective ".

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