Jeff Bezos dénonce les pressions de Trump et des Saoudiens

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La revue essaye calmer le jeu ce vendredi, en ouvrant une enquête interne.

Dans un billet de blog très personnel, Bezos déclare que le National Enquirer a récemment menacé de publier des photos intimes de lui et de Lauren Sanchez, une ancienne animatrice de télévision avec laquelle le patron d'Amazon entretenait des relations intimes.

Le dirigeant du e-commerçant note que David Pecker, PDG d'American Media, a récemment conclu un accord d'immunité avec le ministère de la Justice afin de révéler le rôle du président Donald Trump dans les accords financiers conclus avec des femmes avant les élections américaines de 2016.

Qui veut la peau de Jeff Bezos? cela pourrait être le titre de ce feuilleton à rebondissements autour de l'homme le plus riche du monde et qui mêle sexe, investigation secrète et politique au plus haut niveau. Les échanges, révèle la publication, ont débuté dès le printemps 2018, soit plusieurs mois avant la séparation officielle des deux époux.

Jeff Bezos, en plein divorce, prend aujourd'hui le risque de voir sa vie privée un nouvelle fois mise à mal, mais en pointant du doigt ce chantage d'Enquirer, il porte un mauvais coup à la famille médiatico-politique du président américain.

Vous voyez, Bezos possède le Washington Post, et ce journal et lui sont régulièrement critiqués par le président Donald Trump.

Selon Bezos, le patron d'AMI, Davis Pecker, lui-même un ami proche de l'occupant actuel de la Maison-Blanche, était "au bord de l'apoplexie" en apprenant l'existence de l'enquête diligentée par le patron d'Amazon: sa réaction ne se fit donc pas attendre.

Un photo à poil, l'image de Jeff Bezos au poil?

Le PDG d'Amazon ne s'est pas laissé faire et semble maintenant plus humain que jamais. Il a ainsi joint à son message des courriers électroniques prétendument envoyés par AMI.

L'enquêteur chargé par Jeff Bezos d'identifier les sources du National Enquirer, Gavin de Becker, a affirmé dans un entretien au site Daily Beast que "de sérieuses pistes désignaient des mobiles politiques".

Sollicité par l'AFP, le groupe AMI n'a pas réagi dans l'immédiat. "Pour autant", a ajouté le groupe, "considérant la nature des allégations publiées par monsieur Bezos, le conseil d'administration (d'AMI) s'est réuni et a décidé qu'il devait enquêter sans délai et de manière exhaustive sur ces accusations".

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