Syrie. Trump défend à la Turquie de s’en prendre aux Kurdes

Share

Entamant le retrait des troupes états-uniennes de Syrie, le Président américain a mis en garde Ankara de ne pas préparer une éventuelle offensive contre les Kurdes dans le Nord de ce pays, promettant sinon de "dévaster la Turquie économiquement".

Le président turc menace en effet depuis des semaines de lancer une nouvelle offensive contre les Unités de protection du peuple (YPG), un groupe armé kurde considéré comme " terroriste " par Ankara mais appuyé par Washington dans la lutte contre l'organisation Etat islamique (EI).

" La Turquie continuera sa lutte contre le terrorisme avec détermination", a renchéri, également sur Twitter, le directeur de la communication de la présidence turque, Fahrettin Altun, affirmant qu'Ankara " n'est pas l'ennemi des Kurdes", et que seuls les " terroristes " seraient ciblés.

Les YPG sont l'un des principaux sujets de discorde entre la Turquie et les États-Unis, deux alliés au sein de l'OTAN dont les relations se sont sensiblement dégradées depuis 2016.

Trump a implicitement menacé l'économie de la Turquie si elle s'en prend aux Kurdes en Syrie.

Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, a promis que les Etats-Unis ne quitteront pas le Moyen-Orient, soulignant que son pays cherchait à constituer une force arabe capable de relever les défis de la région.

La brutalité de l'avertissement américain a surpris et provoqué une réaction d'indignation des autorités turques qui ont invité lundi les États-Unis à honorer le partenariat stratégique qui les lie à la Turquie. "Nous continuerons de les combattre tous".

"Les terroristes ne peuvent pas être vos partenaires et vos alliés".

Mais Ankara avait par la suite réagi vivement à des informations selon lesquelles Donald Trump envisageait de conditionner le retrait des soldats américains à la sécurité des combattants kurdes.

"Nous commençons le retrait longtemps attendu de la Syrie et en frappant durement le petit califat territorial restant de Daech*, et dans de nombreuses directions".

'Nous attaquerons à nouveau à partir d'une base proche si Daesh se relève de nouveau', a lancé le président. "Stop aux GUERRES SANS FIN", a ajouté Donald Trump. Nous en bénéficions aussi mais il est temps maintenant de faire rentrer nos troupes à la maison. Saluée par la Turquie, elle a fragilisé la situation des combattants kurdes. Les Nations unies ont affirmé de leur côté, vendredi, que 25 000 personnes ont fui les violences des combats ces six derniers mois.

Share