Les législateurs macédoniens approuvent l'amendement visant à changer le nom du pays

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La Grèce, qui fait partie de l'OTAN et de l'UE depuis des décennies, s'oppose depuis longtemps au nom officiel de la Macédoine, car elle a une province appelée Macédoine dans le nord du pays.

La chancelière allemande a affiché sa 'reconnaissance' à Alexis Tsipras pour avoir 'entrepris de résoudre' cette question épineuse.

L'accord gréco-macédonien, signé le 17 juin 2018 à Prespes, s'il est validé par les deux parlements, 'permet à la Macédoine du Nord de devenir membre de l'Otan et de l'UE', a déclaré la chancelière.

"Si la Macédoine a désormais ratifié l'accord, poursuit Politico, il doit à présent être approuvé par le parlement grec".

Alexis Tsipras a pour sa part parlé d " accord modèle' qui 'va apporter de la stabilité et de la croissance dans la région'.

Au parlement grec désormais de voter pour l'entrée en vigueur de la nouvelle nomenclature de leur voisin, après l'accord conclu entre les ministres Zoran Zaev et Alexis Tsipras l'été dernier.

Athènes, 11 jan 2019 (AFP) - Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a félicité vendredi son homologue macédonien, Zoran Zaev, après le vote historique des députés à Skopje pour rebaptiser leur pays en "République de Macédoine du Nord", ont annoncé les services du Premier ministre grec.

La Grèce s'était engagée, en cas de vote favorable de la Macédoine, à lever son veto à l'adhésion du petit pays balkanique de 2,1 millions d'habitants à l'Otan ainsi qu'aux négociations de son éventuelle adhésion à l'Union européenne. Il risque d'ailleurs de mettre à l'épreuve la faible majorité gouvernementale lors d'un vote au Parlement grec. Ce vote positif semble devoir mettre un terme à des mois d'un combat politique féroce en Macédoine, avec un référendum consultatif controversé le 30 septembre et une longue bataille parlementaire.

'Va-t'en Merkel!', 'Non au chantage de Merkel sur l'accord de Prespes!', pouvait-on lire sur des panneaux brandis au centre d'Athènes, pour la visite placée sous haute sécurité.

Parmi les quelque 200 manifestants, répondant à l'appel de petits partis de gauche, Melina Kotsaki estime que "Mme Merkel vient encore en Grèce faire pression sur le gouvernement grec". "Elle n'est pas la bienvenue en Grèce, elle a fait souffrir beaucoup de Grecs!" ajoute la retraitée.

Gardienne de la discipline budgétaire dans l'UE, l'Allemagne est associée dans l'esprit des Grecs aux politiques de rigueur stricte imposées pour parer à la crise de la dette, à l'origine d'une hostilité entre les deux pays.

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