Cosmos : détection de flashs radios répététifs d’origine inconnue

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Le présent SRR est l'un des 13 sursauts détectés au cours d'une période d'à peine trois semaines pendant l'été 2018 à l'aide du radiotélescope CHIME.

Pour la seconde fois depuis 2012, des mystérieux signaux radio répétés de façon identique ont été captés par le puissant télescope du réseau Chime, au Canada. Il s'agit de courtes impulsions d'ondes radio, très énergétiques, qui ne dure que quelques millisecondes.

Depuis que leur existence a été mise en évidence en 2007, ils intriguent les scientifiques. Qui dit répétition dit possibilité de modélisation, et donc par extension de connaître l'énigmatique source émettant ces flashs cosmiques aussi brefs qu'intenses.

Les premiers "sursauts radios rapides", une soixantaine, étaient des phénomènes ponctuels. Leur source reste pour l'instant inconnue, mais plusieurs théories tentent d'expliquer leur origine mystérieuse.

Les chercheurs s'attendent à d'autres découvertesL'équipe composée d'une cinquantaine de chercheurs à l'origine de cette découverte estime qu'il faut s'attendre à de nouvelles détections de ces successions de FRB provenant d'une même source. Ils soulignent également que cette deuxième succession de flashs radio pourrait laisser croire qu'il en existe d'autres.

Cherry Ng, radioastronome à l'Université de Toronto, explique que ces sursauts pourraient provenir " d'un amas dense, comme un reste de supernova, ou encore d'un point situé près du trou noir central d'une galaxie ".

Les scientifiques sont en perpétuelle recherche de "sursauts radio rapides", ou FRB pour "Fast Radio Bursts", dans l'espace.

"Sachant cela, nous pouvons à nouveau suggérer qu'il y a plus que ce que nous connaissons dans l'espace (...) Avec plus de répéteurs et plus de sources à analyser, nous pourrions être en mesure de comprendre ces puzzles cosmiques - où et comment ils se forment", commente Ingrid Stairs, astrophysicienne à l'Université de Colombie-Britannique. "À la fin de l'année, nous aurons peut-être trouvé 1 000 sursauts de plus", a ajouté Deborah Good, de la même université.

Selon Shami Chatterjee, astronome à la Cornell University et à l'origine de la première détection d'ondes répétitives, chaque FRB aurait une intensité 25 millions de fois plus puissante que celle du Soleil. "Il est possible que ce que nous pensons être aujourd'hui des FRB ponctuels ne se répètent que très rarement, mais qu'ils proviennent du même type de sources", avance Shriharsh Tendulkar, de l'université McGill à Montréal, coauteur de l'étude.

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