Tout se jouera le 15 janvier — Brexit

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Le vote des députés britanniques sur l'accord de retrait du pays de l'Union européenne que le gouvernement de Theresa May a négocié avec Bruxelles aura lieu le 15 janvier, selon le gouvernement du Royaume-Uni.

Et, selon le Sunday Times, un groupe de députés frondeurs, issus de tous les partis, œuvre à modifier les règles de fonctionnement de la chambre des Communes pour permettre à leurs motions de prévaloir sur les propositions du gouvernement, qui perdrait alors sa " capacité à gouverner " en cas de rejet de l'accord.

"Le gouvernement s'est efforcé de minimiser l'ampleur du vote de mardi, disant juger qu'il ne changeait rien au fond du problème".

"Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour remporter le vote qui se déroulera mardi".

Pour tenter de rallier le vote des députés travaillistes, Theresa May réfléchit à accepter leur amendement garantissant les droits des travailleurs après le Brexit, a confirmé son porte-parole jeudi. Cette solution de dernier recours, décriée par les Brexiters, doit éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord si aucune solution alternative n'était trouvée à l'issue d'une période de transition.

Le vote, initialement prévu en décembre, avait été reporté à la dernière minute par Mme May pour éviter une défaite annoncée, l'accord liguant contre lui à la fois par les Brexiters qui craignent une forme d'arrimage permanent à l'UE et les europhiles qui espèrent encore pouvoir faire machine arrière.

Malgré ce revers, David Lidington, le numéro deux du gouvernement britannique, a encore écarté mercredi matin toute réécriture du texte, rejetant les "fantasmes d'accords alternatifs".

La proposition de Mme May a été vivement rejetée par le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, qui l'a qualifiée de "poudre aux yeux".

Le gouvernement a aussi présenté de nouvelles dispositions visant à offrir un "rôle important" au parlement nord-irlandais dans le cas où le "filet de sécurité" devait entrer en vigueur.

Elle a également évoqué des mesures, sans en préciser la nature, concernant l'Irlande du Nord, afin de convaincre, sans succès jusqu'à présent, le parti ultra-conservateur nord-irlandais DUP, dont le soutien lui est indispensable pour obtenir la majorité absolue au Parlement. Il a assuré qu'il y avait des "contacts étroits" pour savoir "si une série supplémentaire de garanties écrites, explications et assurances pourraient faire la différence".

Le sort de l'accord de sortie de l'Union européenne conclu entre le Royaume-Uni et le reste de l'UE est entre les mains des députés britanniques qui entament ce mercredi son examen. En l'activant le 29 mars 2017, Theresa May a fixé au 29 mars prochain la date du Brexit.

Des informations cependant démenties par le gouvernement.

"Il est clair que tout le monde a en tête que cette possibilité existe", a dit à l'AFP une source diplomatique européenne, tout en avertissant que "c'est une option très hypothétique et non le scénario privilégié par qui que ce soit".

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