Le retrait américain de Syrie aura bien lieu, affirme Pompeo

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Mike Pompeo s'est refusé à évoquer un calendrier, alors que l'administration américaine s'emploie à rassurer ses partenaires régionaux et occidentaux, déjà ébranlés par la stratégie parfois illisible du président américain au Moyen-Orient. Il vous a dit que les États-Unis et le monde musulman avaient besoin d'un nouveau départ. "Les résultats de cette erreur de jugement ont été désastreux", a poursuivi M. Pompeo.

La bonne nouvelle est que l'ère de la honte que nous nous sommes infligée est terminée, tout comme les politiques qui ont produit tant de souffrances non nécessaires.

" Maintenant est venu le temps d'un réel nouveau départ".

Mais cette présence même fait débat dans le pays, pris en étau entre ses deux grands alliés eux-mêmes ennemis, l'Iran et les Etats-Unis. Nous avons reconstruit nos relations.

" Le président Erdogan a pris un engagement auprès du président Trump lorsqu'ils ont discuté tous les deux de ce à quoi cela devrait ressembler -(un engagement selon lequel) les Turcs continueront la campagne contre l'EI après notre départ et feront en sorte que les gars avec qui nous avons combattu, qui nous ont assistés dans la campagne contre l'EI, soient protégés", a affirmé M. Pompeo à la chaîne CNBC.

Bagdad entend obtenir leur prolongation même si M. Pompeo a promis mardi de "redoubler" "les efforts diplomatiques et commerciaux pour mettre vraiment la pression sur l'Iran".

Ces propos ont été immédiatement condamnés par le National Security Action Group, composé principalement d'anciens responsables de la politique étrangère du président Obama.

M. Pompeo a ensuite assuré que les États-Unis demeuraient engagés dans la lutte " contre la terrorisme islamiste radical " dans la région, malgré le retrait annoncé des troupes américaines de Syrie.

Dans le discours intitulé " Une force de bien: le rôle renforcé des États-Unis au Moyen-Orient", Pompeo a exalté les actions de l'administration Trump dans toute la région, consolidant les liens avec les gouvernements traditionnels, bien qu'autoritaires, confrontant le groupe État islamique en Irak et en Syrie et imposer de nouvelles sanctions à l'Iran.

M. Pompeo est arrivé au Caire mercredi soir suite à deux visites en Jordanie et en Irak, dans le cadre de son voyage au Moyen-Orient qui inclut également Bahreïn, le Qatar, les Emirats arabes unis, l'Arabie saoudite, le Koweït et Oman.

Les pays du Moyen-Orient ne pourront jamais profiter de la sécurité, parvenir à la stabilité économique ou avancer les rêves de leur peuple si le régime révolutionnaire iranien persiste à garder le cap. Washington va toujours s'assurer que l'État hébreu dispose de la puissance militaire nécessaire pour qu'il puisse se défendre, notamment face à l'Iran.

Cette rencontre aura lieu les 13 et 14 février en Pologne, a précisé le chef de la diplomatie américaine.

Abordant la situation en Égypte, où l'armée a mené un coup d'État il y a tout juste cinq ans pour rétablir son autorité, il n'a évoqué la situation que du bout des lèvres.

"Les menaces les plus importantes qui planent sur la région sont Daech", c'est-à-dire le groupe jihadiste Etat islamique (EI), "et la Révolution islamique " que l'Iran cherche selon lui à exporter, a-t-il lancé lors d'une conférence de presse avec son homologue jordanien Aymane Safadi dans la capitale jordanienne. Il a toutefois appelé l'Egypte, régulièrement accusée d'atteintes aux droits humains par les ONG, à "promouvoir les échanges d'idées libres et ouverts".

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