Où se déroulera la neuvième journée de mobilisation du mouvement — Gilets jaunes

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Les autorités, par la voix du préfet de police Michel Delpuech, craignent que l'acte IX des Gilets jaunes, samedi, soit marqué par une mobilisation "plus radicale" que les semaines précédentes. Il s'agit, selon Priscillia Ludosky, l'une des figures historiques des Gilets jaunes qui s'est exprimée vendredi soir sur "Vécu, le média du Gilet jaune", de "démontrer notre unité au centre de la France", en plus de son homophonie avec les "bourgeois" dont s'amusent certains. Horodateurs et mobilier urbain ont été démontés, les musées, jardins et bâtiments publics seront fermés samedi.

Mais en début d'après-midi, les premiers rassemblements se déroulent globalement dans le calme, sans incident notable.

Les autorités anticipent un regain de la mobilisation des "Gilets jaunes" ce samedi, nouvelle journée d'actions annoncée sur les réseaux sociaux, et craignent une radicalisation "plus affirmée" à Paris et en province.

"Ce que je vais interdire par arrêté que j'ai signé et qui va être publié, c'est toute manifestation dans le centre-ville, le centre historique", pour permettre la manifestation "qui se veut pacifique avec notamment la CGT, de circuler en dehors, sur les boulevards qui entourent la ville", a déclaré Mme Ferrier. L'endroit précis ne sera probablement révélé qu'au dernier moment.

" Je veux qu'il y ait beaucoup de monde, montrer que le peuple est là, montrer que les chiffres qu'ils disent sont archi-faux". Je veux une manif tranquille. On en a tous marre de se faire gazer.

"Nous nous préparons à une situation où, à la fois le volume de participants pourrait être supérieur mais encore la radicalité de leurs comportements pourrait être encore plus affirmée", a dit sur CNews le préfet de la police de Paris, Michel Delpuech, soulignant une "dérive vers des comportements plus violents" semaine après semaine.

Le niveau de mobilisation des forces de l'ordre a retrouvé son niveau de la mi-décembre avec 80.000 forces de l'ordre déployées, dont 5.000 à Paris.

"Ceux qui appellent aux manifestations demain savent qu'il y aura de la violence et donc ils ont leur part de responsabilité", a déclaré M. Castaner dans une interview sur Facebook.

L'entrée d'un ministère, où le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux se trouvait, a été défoncée par un engin de chantier, tandis qu'un ex-boxeur, Christophe Dettinger, avait frappé des gendarmes sur une passerelle au-dessus de la Seine.

Sur plusieurs vidéos, des gens du voyage ont appelé à la mobilisation samedi à Paris en soutien à ce dernier, surnommé le "gitan de Massy ".

"Pour moi, le grand débat, c'est une foutaise. Ce n'est pas un débat dont on connaît les termes et l'aboutissement", a assuré le président de la République vendredi annonçant qu'il publierait lundi sa "lettre aux Français". Bordeaux, Marseille, Toulouse, Lyon, Strasbourg, Lille, Nantes, Metz, Nancy, Nîmes, Bar-le-Duc, Besançon...

Un autre rassemblement est apparemment prévu à la Défense ce samedi 12 janvier. Les manifestants prévoient aussi une reprise des blocages et certains appellent à retirer leur argent des banques, sans susciter l'inquiétude du secteur.

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