Le réchauffement océanique plus important que prévu

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En 2014, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) estimait que le "contenu thermique des océans " (unité utilisée pour ces mesures) était compris entre 0,20 et 0,32 watts par mètre carré pour cette période.

C'est un bien triste constat que celui dressé par une récente étude, publiée par la revue américaine Science. C'est l'un des plus grands dangers du réchauffement climatique, qui menace des millions d'hommes vivants dans les villes près des côtes ou sur les îles qui risquent d'être ensevelies. "Le réchauffement océanique est un indicateur très important du changement climatique, et nous avons les preuves que ce réchauffement va plus vite que ce que nous pensions".

"On peut désormais affirmer avec certitude que l'année 2018 sera l'année la plus chaude jamais enregistrée pour les océans, battant ainsi 2017 ", conclu-t-il, pessimiste.

La température globale de l'océan jusqu'à 2.000 m de profondeur a augmenté d'environ 0,1 degré Celsius entre 1971 et 2010, a précisé l'auteur de l'étude.

Pour les scientifiques, l'imprécision des mesures passées s'explique par le matériel qui était utilisé. Il s'agissait de sortes de thermomètres en forme de torpilles (des bathythermographes) plongeant sous l'eau et reliés par un câble à un navire.

Depuis 2014, des scientifiques s'interrogeaient sur le réchauffement des océans, dont les mesures ne correspondaient pas aux différents modèles sur le climat.

Ces nouvelles mesures plus précises ont été obtenues grâce à l'apport des balises "Argo", utilisées depuis le début des années 2000, qui fournissent des données fiables transmises par satellites.

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