Huawei licencie son employé arrêté pour espionnage en Pologne | International

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Selon des médias polonais, l'homme d'affaires chinois, qui a été arrêté en même temps qu'un citoyen polonais, est un des dirigeants locaux du géant technologique chinois Huawei.

"Le ressortissant chinois est un homme d'affaires travaillant au sein d'une grande société d'électronique (.)". Les trois pays lui ont interdit de bâtir un réseau d'internet ultrarapide, la 5G.

Les services de sécurité polonais ont arrêté un employé chinois de Huawei et un employé polonais d'Orange Polska pour espionnage, rapporte vendredi Reuters citant l'agence de presse PAP. Une série d'accrocs à l'internationalSelon plusieurs médias polonais, le suspect chinois serait l'un des directeurs de la filiale polonaise du groupe Huawei dont le siège européen est installé à Düsseldorf (Allemagne).Pékin s'est dit "très préoccupé " par l'arrestation de l'homme d'affaires chinois et a appelé Varsovie à garantir les droits du suspect.

Interpellées mardi, ces deux personnes sont soupçonnées d'avoir agi " pour le compte des services chinois et au détriment de la Pologne", avait de son côté précisé Stanislaw Zaryn, le porte-parole du ministre.

Un tribunal a décidé jeudi de fixer à trois mois la période de détention provisoire des deux hommes, Weijing W.et Piotr D., a indiqué M. Zaryn, donnant, conformément à la loi polonaise, seulement les prénoms des suspects et l'initiale de leur nom de famille.

Interrogé par l'AFP, Orange Pologne s'est borné à confirmer que "des fonctionnaires d'ABW ont emporté mardi des objets d'un des employés".

À Paris, Orange contacté par l'AFP n'était pas immédiatement en mesure de commenter.

La montée en puissance sur la scène internationale de Huawei, deuxième fabricant mondial de smartphones et incontournable dans les réseaux mobiles, s'accompagne d'une présence accrue sur les radars des services de contre-espionnage occidentaux et de revers retentissants.Le dernier exemple en date se passe en Pologne.

Le 1er décembre, une responsable de Huawei, Meng Wanzhou, a en effet été arrêtée au Canada à la demande des Etats-Unis, la Chine étant d'autant plus ulcérée qu'il s'agit de la fille du fondateur de ce géant des télécoms. Les Américains, qui demandent son extradition, la soupçonnent de complicité de fraude pour contourner les sanctions contre l'Iran.

Depuis, treize Canadiens ont été détenus en Chine dont huit ont été remis en liberté, a fait savoir le 4 janvier le ministère canadien des Affaires étrangères. Et ce alors que ce groupe a d'ores et déjà signé des accords avec plusieurs opérateurs en Europe en vue du déploiement à venir de cette technologie.

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