Trump s'envole pour le Texas pour vanter son mur frontalier

Share

Mais au congrès, ses adversaires continuent de refuser catégoriquement de débloquer les fonds pour ce projet qu'ils jugent immoral, coûteux et inefficace.

MCALLEN, Texas - Plusieurs centaines de manifestants scandaient des slogans et brandissaient des affiches opposées à un mur frontalier dans le sud du Texas, jeudi, où le président Donald Trump s, est présenté pour faire la promotion de son projet controversé. "Vous pouvez avoir toute la technologie du monde - et je suis un professionnel de la technologie - si vous n'avez pas une barrière un acier ou un mur, fort, puissant, alors il y a aura du trafic d'êtres humains et la drogue se déversera dans notre pays", a-t-il martelé juste avant de quitter la Maison-Blanche.

"Je pense qu'il est beaucoup plus facile de négocier avec la Chine qu'avec le parti d'opposition", avait-il affirmé depuis les jardins de la Maison Blanche, une déclaration pour le moins surprenante de la part d'un président américain.

Mercredi, il avait abruptement quitté une rencontre avec les ténors démocrates. "Le président Trump doit cesser de prendre les Américains en otages, doit cesser de créer de toutes pièces une crise" migratoire et humanitaire à la frontière, a lancé le présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. "J'ai dit bye-bye", a-t-il ajouté. Jeudi matin à 0h01, ce shutdown, qui est déjà le plus long jamais traversé au 21e siècle, atteindra 19 jours complets et dépassera donc le blocage de 1978, sous la présidence de Jimmy Carter (18 jours). "Mais ils ne peuvent pas", a-t-elle lancé dans une allusion à peine voilée aux sommes énormes que Donald Trump a reçues de son père au début de sa carrière.

Pour Nancy Pelosi, trouver une solution pour ces "dreamers" est "une priorité absolue".

Face à l'impasse, Donald Trump répète à l'envi qu'il pourrait invoquer une procédure d'"urgence nationale".

Share