La compagnie low-cost d’Air France, Joon, va disparaître

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"La multiplicité des marques a créé de la complexité et a malheureusement affaibli la puissance de la marque Air France", explique la compagnie, dans un communiqué transmis au HuffPost.

Pour rappel, outre Joon, le groupe Air France-KLM détient également la compagnie low-cost Transavia, qui effectue également des vols moyen-courriers.

Air France a annoncé jeudi qu'elle allait reprendre les salariés et les avions de Joon, filiale à coûts réduits dont le positionnement n'a jamais réussi à convaincre ni les clients ni les investisseurs en à peine plus d'un an d'existence.

Cette filiale d'Air France -qui dessert 10 destinations moyen-courrier et 6 long-courrier avec 17 avions- avait été créée sous l'impulsion de l'ancien PDG du groupe Air France-KLM Jean-Marc Janaillac, avec pour objectif de reconquérir les lignes confisquées par la concurrence à sa maison mère, dans un esprit d'innovation et avec des coûts réduits. Elle n'a finalement apparemment pas rencontré son public. Les appareils, le réseau et les personnels seront réintégrés au sein d'Air France, y compris les PNC qui avaient un contrat indépendant. Air indique avoir "décidé de lancer un projet portant sur l'avenir de la marque Joon et l'intégration des salariés et des avions de Joon au sein d'Air France". Le coût des hôtesses et stewards chez Joon est inférieur d'environ 40% à celui de la même catégorie de personnel chez Air France. "Les PNC JOON, auront une rémunération d'entrée à AIR France supérieure à celle qu'ils auraient eu même après vingt années passées chez JOON", se réjouit l'UNSA PNC, dans un communiqué.

Un accord inter-catégoriel sur une hausse générale des salaires (augmentation rétroactive de 2% au 1er janvier 2018 puis revalorisation de 2% au 1er janvier 2019) avait déjà été signé le 19 octobre. "Avec cet accord, je souhaite que la confiance et le dialogue entre Air France et tous nos collaborateurs continuent de s'améliorer, car je crois profondément que c'est par l'adhésion de tous que nous deviendrons un leader mondial", a déclaré Benjamin Smith.

M. Janaillac avait quitté le groupe en mai 2018 après avoir été désavoué par le personnel à l'issue d'un référendum organisé sur un accord salarial.

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