Jean-Michel Aphatie trouve "son chemin de Damas" — Impensable

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"Apathie journaliste millionnaire anti "gilet jaune" (sic). Il traite l'éditorialiste de menteur, l'accuse d'être un "millionnaire du côté des puissants" avec un "appartement dans le 16e" (un arrondissement de Paris particulièrement cher, ndlr) - deux affirmations immédiatement niées par Jean-Michel Aphatie, qui précise même en pointant du doigt sa voiture, une DS3, qu'elle est "achetée d'occasion".

"Vous me traitez de menteur?". Filmé, ce face-à-face a ensuite été publié sur YouTube.

Dans cette vidéo longue de 6 minutes et vue plus de 135.000 fois, on entend l'homme demander au journaliste ce qu'il pense du traitement de l'information d'Europe 1 "qui parle beaucoup de ce boxeur qui est rentré dans le lard des CRS mais qui ne parle pas ou très peu du commandant de Toulon".

Jean-Michel Aphatie aurait-il trouvé "son chemin de Damas" en dénonçant les violences policières et le silence de l'Elysée à leur sujet? Le journaliste politique n'est pas le seul à avoir été filmé dans la rue et interpellé de cette manière puisque le Gilet jaune s'en est aussi pris à François Lenglet, Audrey Crespo-Mara, Thomas Sotto, Enrico Macias ou encore Roland Magdane.

La personne anonyme qui a réalisé cette vidéo est d'autant plus piégée qu'elle trahit son apparente sympathie pour Dieudonné. "Je ne citerai pas des noms (.) Depuis des années, des gens racontent aux citoyens que les journaux étant possédés par neuf milliardaires, les journalistes sont au service du capital". "Je crois que c'est le pire de tout", ajoute-t-il avant de préciser pourquoi il s'est arrêté pour échanger avec cet homme. J'aime bien parler du journalisme (.) parce que j'aime mon métier. Il a indiqué être "content de cette séquence", parce que "la seule chose qu'il démontre", "c'est son intolérance totale". Il complète sur C à vous en s'alarmant encore davantage: "Cette intolérance est le début de la guerre civile". Il faut sortir de ça. Alors qu'il se rend à son véhicule, le journaliste et chroniqueur est interpellé par un homme, qui filme leur conversation.

Dans la matinale de Nikos Aliagas ce vendredi matin, le journaliste, toujours remonté, en a rajouté une couche sur ce "gilet jaune".

Selon lui, ces propos donnent une "forme d'agressivité" aux gens qui "prennent à partie" les journalistes. "(.) Ces discours d'abrutis menacent la démocratie". "Ça ne le méritait pas et il faut le garder tout le temps", a répliqué l'ex-figure du Grand Journal sur Canal+.

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