Accord trouvé pour accueillir à Malte 49 migrants bloqués en Méditerranée

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La Belgique n'en fait pas partie.

L'Espagne s'est aussi déclarée favorable, tout en rappelant qu'elle a déjà accueilli plus de 300 migrants secourus également le 22 décembre par une ONG espagnole, toujours dans les eaux internationales au large de la Libye. Les 49 réfugiés sont montés sur des vedettes de la marine maltaise, mercredi en début d'après-midi, et ont été conduits jusqu'au port de La Valette.

Cette autorisation délivrée par les autorités maltaises fait suite à un accord passé avec d'autres pays membres de l'Union européenne pour accueillir ces migrants, qui seront répartis entre huit États.

Malte a autorisé les navires d'ONG allemandes Sea-Watch 3 et Sea-Eye, qui hébergent 49 migrants à leur bord depuis près de trois semaines, à accoster à La Valette, a annoncé mercredi 9 janvier le Premier ministre, Joseph Muscat.

Les migrants seront répartis entre l'Allemagne, la France, le Portugal, l'Irlande, la Roumanie, le Luxembourg, les Pays-Bas et l'Italie, a précisé Joseph Muscat. Au final, 78 des migrants du premier groupe resteront à Malte, le plus petit pays de l'UE avec 450.000 habitants.

Alors que tous ses voisins participent à l'opération, la Belgique en sera absente.

Selon un porte-parole du Premier ministre Charles Michel, le pays est déjà confronté à un nombre élevé de demandes d'asile, " ce qui démontre notre solidarité ".

Ce dernier a aussi mis en avant le fait que la route migratoire vers Malte ne connaissait pas de pic actuellement et que l'exécutif belge était en affaires courantes. Mais redoutant de voir les arrivées de migrants dans ses eaux se multiplier à l'avenir, Malte avait refusé la solution "à court terme" et cherchait une solution "plus complète et globale".

"Nous voulions faire passer un message politique fort, à savoir que le fardeau devait être partagé car il s'agit d'un problème européen", a expliqué le Premier ministre maltais, Joseph Muscat (gauche), en présentant l'accord lors d'une conférence de presse. "Il ne s'agit pas d'un discours contre les ONG, nous voulons simplement que tous suivent les règles".

"Chaque heure passée sans règlement n'était pas une heure dont j'étais fier". Il a répété son plaidoyer auprès des États membres pour élaborer un mécanisme permanent qui éviterait des solutions ad hoc.

En Italie, la quinzaine de migrants que le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, a accepté d'accueillir provoquait un débat houleux: le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, s'oppose farouchement à toute arrivée et a réclamé une réunion en urgence dans la soirée avec M. Conte.

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