Au Venezuela, Maduro entame un deuxième mandat contesté — Monde

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Notamment le Groupe de Lima, un groupe de pays américains qui a déclaré le président vénézuélien illégitime, vendredi dernier.

Et il s'en est aussi pris au Pérou, qui a annoncé lundi lui interdire l'entrée sur son territoire ainsi qu'à plusieurs membres de son gouvernement, et à la Colombie qualifiée de "plus grand ennemi du Venezuela".

Mercredi, Nicolas Maduro a menacé les pays du Groupe de Lima de représailles diplomatiques s'ils ne revenaient pas dans les 48 heures sur leur position. Un encouragement à faire un coup d'Etat, a dénoncé Caracas. Ni l'UE, ni les pays du Groupe de Lima, à l'exception du Mexique, n'ont envoyé de représentants pour assister à la cérémonie, à laquelle participent les présidents de la Bolivie, de Cuba, du Salvador, du Nicaragua et des représentants de pays alliés comme la Chine, la Russie et la Turquie.

Ce nouveau mandat coïncide avec l'entrée en fonctions au Brésil du président d'extrême droite Jair Bolsonaro qui devrait prendre la tête d'une coalition régionale, soutenue par les Etats-Unis, contre un régime qu'il qualifie de "dictatorial".

Aujourd'hui, en embrigadant des Chefs d'Etat de droite en Amérique Latine, dans un regroupement appelé le " Groupe de LIMA", qui dores et déjà refuse de reconnaître la validité de l'élection de Monsieur Maduro, Washington, cherche à isoler davantage ce pays qu'il ne parvient pas à abattre, pour mieux préparer une intervention militaire contre le peuple du VENEZUELA.

"Je ne pense pas qu'il y aura une rupture massive des relations, mais une dégradation importante du niveau" de celles-ci, estime l'expert en relations internationales Mariano de Alba.

Les Etats-Unis ont annoncé qu'ils ne reconnaîtront pas la légitimité du président vénézuélien. Venezuela: il faut stopper cette atroce révolution bolivarienne! . Il a reçu mardi l'appui de l'armée qui a exprimé "son soutien inconditionnel".

Au Venezuela, Nicolas Maduro doit prêter serment pour un deuxième mandat ce jeudi. L'hyperinflation a atteint 1.350.000% en 2018 et la population est épuisée par les pénuries.

C'est pourquoi, toutes les forces soucieuses de paix dans le respect de la souveraineté des peuples, devaient se mobiliser pour empêcher que Washington, à travers le " Groupe de LIMA " auquel le Brésil appartient désormais, intervienne militairement dans les affaires intérieures du peuple du VENEZUELA, et aussi pour qu'il mette fin à sa guerre économique et politique contre ce pays.

Nicolas Madura continue à diriger le Venezuela pour un 2e mandat.

Mais l'opposition est divisée, engluée dans des luttes de pouvoir, et ses principales figures sont en prison ou en exil.

Samedi, le Parlement s'est déclaré seul pouvoir légitime et a annoncé qu'il allait former un "gouvernement de transition" avant de nouvelles élections, mais sans feuille de route claire.

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