Les images de l'intrusion de manifestants dans son ministère — Benjamin Griveaux

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Ce qu'ils ont cassé aujourd'hui ce n'est pas mon ministère, ils ont cassé un bâtiment qui appartient aux Français.

Le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux, a été évacué ce samedi après-midi après une intrusion dans la cour de son ministère, annonce l'AFP.

La porte-parole des Républicains, Lydia Guirous, tout en condamnant "fermement" des violences "inadmissibles", a cité Molière en déclarant que "le mépris est une pilule qu'on peut avaler mais qu'on ne peut mâcher". Les personnels présents ont été "mis en sécurité" et évacués.

Ce cliché postés par des confrères sur Twitter montrent la porte endommagée du ministère des Relations avec le Parlement, où se trouvent les bureaux du porte-parole du gouvernementUne vidéo publiée par BFMTV retrace également l'attaque. Dans la soirée, le ministre Marc Fresneau a d'ailleurs publié sur Twittetr des photos des dégâts occasionnés.

Le parquet de Paris a indiqué qu'il avait ouvert une enquête confiée au 3 district de police judiciaire. Il n'y a pas eu pour l'instant d'interpellation.

Un nouveau samedi de mobilisation des Gilets jaunes a eu lieu le 5 janvier.

C'est d'ailleurs dans la capitale française, sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris, que plusieurs représentants du mouvement ont lu une lettre adressée au président de la République Emmanuel Macron.

"Ce n'est pas moi qui ai été attaqué, c'est la République" et "la maison de France", a réagi Benjamin Griveaux. Ce sont les institutions, c'est la forme démocratique du gouvernement qui a été attaquée.

L'intrusion de samedi a déclenché de vives réactions au sein de la majorité. "Derrière les fonctions, il y a aussi un humain, père de jeunes enfants. où est la fraternité?"

Ambiance lugubre, en cette fin de journée au secrétariat d'Etat de Benjamin Griveaux.

Griveaux et ses collaborateurs exfiltrés. "Je condamne les violences, mais aussi la volonté de l'exécutif d'envenimer la situation", a-t-il affirmé.

S'il se dit est "prêt à discuter avec des gens sincères qui ne font pas d'instrumentalisation politique", le gouvernement estime que le mouvement des Gilets jaunes est "devenu le fait d'agitateurs qui veulent l'insurrection et, au fond, renverser le gouvernement".

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