"Gilets jaunes" : Édouard Philippe annonce une nouvelle loi contre les casseurs

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"Nous veillons à ce que la justice puisse condamner ceux qui sont responsables de ces actes délictueux, affirme-t-il, avant d'annoncer la création d'une nouvelle loi, "pour sanctionner ceux qui participeraient à une manifestation qui n'est pas déclarée, ceux qui arrivent cagoulés. pour faire en sorte à ce que la responsabilité civile des casseurs soit engagée, pour que ce soient eux qui paient, et pas les contribuables".

Les images de violences lors ou en marge de manifestations des "gilets jaunes" ont fait le tour du monde depuis le début de ce mouvement inédit, qu'elles visent des forces de l'ordre prises à partie, des symboles comme l'Arc de Triomphe tagué, des quartiers de Paris vandalisés, ou encore des manifestants blessés partout en France. "Ceux qui profitent des manifestations pour casser n'auront jamais le dernier mot dans notre pays", a-t-il prévenu.

Ne surtout pas laisser s'installer l'idée que le gouvernement non seulement est enkysté dans la crise des "gilets jaunes " mais en plus est incapable, ainsi que le claironne la droite, "d'assurer la sécurité des Français".

Dénonçant ceux qui "veulent mettre en cause les institutions", le Premier ministre a indiqué que le gouvernement allait également "changer de méthode" et procéder à certaines modifications comme "investir dans du nouveau matériel, être plus mobile", pour garantir le maintien de l'ordre et éviter les violences des dernières manifestations.

"Dans le courant des années 2000, dans les stades de foot, nous avons pris des mesures qui ont permis d'identifier et d'interdire [les hooligans]". La loi sera donc "complétée" pour sanctionner "ceux qui ne respectent pas l'obligation de déclaration". "Arriver cagoulé à une manifestation, c'est aujourd'hui une contravention".

"Édouard Philippe autorise les manifestants à ne plus manifester, sinon ils seront fichés". Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nunez, avait déjà évoqué cette piste.

Le dispositif, "considérable" selon Edouard Philippe, sera donc le même que mi-décembre au plus fort de la mobilisation des "gilets jaunes".

"Face à de l'ultra-violence, il faut de l'ultra-sécurité " contre les "voyous ", plaidait lundi matin le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

"Nous sommes attachés à l'ordre public et nous avons pris la décision de mobiliser en masse des forces de l'ordre samedi prochain et il y aura de nombreuses interpellations".

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