Attaqués, les reporters de BFMTV refusent de couvrir les "gilets jaunes"

Share

En signe de protestation, les reporters de BFM TV ont décidé de "faire une pause" lundi dans le traitement sur le terrain de la crise des "Gilets jaunes".

En signe de protestation, les journalistes du service reportage de BFMTV ont décidé de ne pas couvrir les actions des "gilets jaunes" ce lundi.

Au cours du week-end, la SDJ de la chaîne d'info en continu avait apporté "tout son soutien" à l'un de ses journalistes blessé à la jambe suite à un jet de pétard sur les Champs-Élysées et à une équipe agressée à Rouen.

Une décision jamais vue dans l'histoire de la chaîne. Mais la situation s'est ensuite tendue et des individus arborant des gilets jaunes leur ont lancé des œufs et des insultes. "Ces violences qui se sont reproduites ce weekend sont totalement inacceptables, on les condamne extrêmement fermement comme le fait notre rédaction, et nous comprenons cette manifestation de colère parce que ce qu'ils ont subi ce weekend est grave, elle est légitime" a réagi auprès de l'AFP Hervé Béroud, directeur général de BFMTV.

Ces agressions compliquent singulièrement la couverture des événements par les médias, déjà difficile dans la mesure où beaucoup de "gilets jaunes" refusent de leur parler et n'hésitent pas à fustiger leurs camarades qui le font.

Les journalistes de la chaîne ont été régulièrement pris à partie lors de manifestations de "gilets jaunes" à Paris et en régions depuis le début du mouvement.

De façon globale, les journalistes sur le terrain peuvent se retrouver aujourd'hui pris entre le marteau et l'enclume, entre des manifestants qui leur sont ouvertement hostiles d'un côté, et des forces de l'ordre qui font parfois usage de la force (comme des tirs de lanceurs de balles de défense ou de grenades lacrymogènes, voire des coups de matraque) à leur encontre.

Share