Apple enregistre sa pire séance depuis 2013 — Bourse

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Les analystes soulignent que le chiffre d'affaires et les bénéfices d'Apple sont très dépendants des ventes d'iPhone, même si la marque à la pomme se diversifie dans les services, que ce soit l'hébergement de données dématérialisées (cloud) ou la musique et le paiement numérique. Paris a lâché 1,66% à 4.611,48 points.

Le Nasdaq a reculé de 3,04%, ou 202 points, à 6 463 points. L'indice EuroStoxx 50 a laissé 1,29% et le Stoxx 600 0,98%.

Le Standard & Poor's 500, plus large, abandonnait 0,8% à 2.490,07 points, puis vers s'enfonçait de 2,35% à une heure de la clôture, à 2.450 points. L'avertissement lancé par Apple, qui a revu ses prévisions de chiffre d'affaires et de ventes d'iPhone à la baisse pour trimestre de Noël, a secoué Wall Street. L'indice CAC 40, qui avait connu deux séances de baisse, les 2 et 3 janvier, a rattrapé le retard pris depuis le début de l'année grâce à de bonnes nouvelles en provenance de Wall Street.

Début août, Apple avait été la première entreprise à franchir le cap des 1.000 milliards de dollars de valeur boursière, suivi un mois plus tard par Amazon.

Jeudi, l'ensemble du secteur tech a été fragilisé par l'annonce d'Apple, Alphabet perdant 2,85%, Amazon 2,52% et Facebook 2,90%. Les fabricants de composants électroniques comme Qualcomm (-2,96%) ou Nvidia (-6,04%) ont aussi été touchés, tout comme Boeing (-3,99%) et Caterpillar (-3,85%), sensibles à la santé de l'économie chinoise.

Le sous-indice regroupant les valeurs technologiques au sein du S&P 500 a perdu 5,07%. Les entreprises chinoises cotées à Wall Street ont également souffert, Baidu lâchant 4,65%, JD.com 4,33% et Alibaba 4,46%.

Nombre d'analystes soulignent depuis quelque temps que la stratégie d'Apple pour ses iPhone - qui pourrait se résumer à toujours plus cher - s'est avérée la mauvaise dans un marché saturé, où la compétition fait rage de la part de constructeurs offrant des performances similaires mais moins chères.

Cette nouvelle a également fait plonger les places boursières internationales, de l'Asie à l'Europe, les investisseurs privilégiant les actifs réputés peu risqués tels que la devise japonaise et l'or.

Le marché obligataire américain, réputé fiable, était également recherché par les courtiers.

La hausse de la Bourse de Paris s'accentuait en milieu d'après-midi vendredi, prenant plus de 2% après le rebond de Wall Street à l'ouverture. S'y ajoutent le ralentissement économique en Chine et un indicateur manufacturier américain décevant aux yeux des analystes. "Les deux informations alimentent l'anxiété des investisseurs sur un essoufflement de la croissance mondiale", a affirmé M. Thooft.

Berkshire Hathaway, la société d'investissement du milliardaire Warren Buffet, qui détient 252 millions d'actions Apple, soit environ 5 %, a cédé 5,49 %.

Même l'annonce d'une opération majeure de fusion-acquisition n'a pas rasséréné les investisseurs: le groupe pharmaceutique Bristol-Myers Squibb a perdu 13,26% après avoir annoncé le rachat de Celgene pour 74 milliards de dollars.

La compagnie aérienne américaine Delta (-8,94%) a quant à elle prévenu que son chiffre d'affaires serait un peu moins élevé que prévu initialement au quatrième trimestre, entraînant l'ensemble de ses homologues: American Airlines a abandonné 7,45% et United Continental, maison mère de United Airlines, 4,97%.

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