L'iPhone se vend mal, Tim Cook envoie une lettre d'avertissement aux investisseurs

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Apple est la victime collatérale par excellence, avec ses produits conçus aux États-Unis et fabriqués en Chine: sa double appartenance fait qu'il n'est jamais dans le bon camp. Ce "rare avertissement (sur ses résultats) provenant d'Apple" est venu s'ajouter "aux inquiétudes concernant le ralentissement de la croissance mondiale, la baisse des bénéfices et les marchés des changes", a aussi observé un responsable de la recherche économique chez Saxo Banque. Le premier trimestre de son exercice décalé, qui s'est clôturé le 29 décembre, sera moins bon que prévu. Le PDG d'Apple prévoit des recettes de 84 milliards de dollars au lieu d'une fourchette située entre 89 et 94 milliards de dollars. "Notre premier trimestre sera affecté par des facteurs macroéconomiques et propres à Apple", a estimé Tim Cook. "Alors que la Chine et d'autres marchés émergents ont causé en grande partie la baisse du chiffre d'affaires généré par les ventes d'iPhone sur l'année, dans certains marchés développés, les remplacements d'iPhone n'ont pas été aussi importants que nous l'avions imaginé". Il est tout à fait possible que les ventes d'iPhone se soient effondrées en Chine à partir du milieu du mois de novembre, ce qui signifierait alors que Tim Cook était de parfaite bonne foi lors de la publication des résultats du Q4 fiscal.

"La question que vont se poser les investisseurs est dans quelle mesure cette stratégie de prix agressive d'Apple a exacerbé cette situation et ce que cela implique pour sa capacité de fixer ses prix à plus long terme au sein de sa gamme d'iPhones", dit James Cordwell, analyste d'Atlantic Equities. Ce n'est désormais plus une rumeur, mais une affirmation de Tim Cook dans une lettre envoyée aux investisseurs. En 2018, Apple a sorti des déclinaisons de son modèle iPhone X, sorti en 2017 à l'occasion des 10 ans du smartphone. Cette hausse des prix peut également constituer un frein à l'achat pour les pays émergents.

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