Un pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières à Marrakech

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En France, Marine Le Pen a accusé Emmanuel Macron de "trahison".

Ce texte oblige t-il la france à accueillir plus de migrants?

Plus de cent pays se retrouvent lundi et mardi à Marrakech pour approuver formellement le Pacte mondial sur les Migrations piloté par l'ONU, malgré les défections et les crispations suscitées par ce texte sans précédent.

"Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières" est un document des Nations unies, qui recense des principes comme la défense des droits de l'Homme, des enfants ou la reconnaissance de la souveraineté nationale.

Deux représentants de ce mouvement, Maxime Nicole (dit Fly Ryder) et Eric Drouet évoquent dans un échange vidéo l'arrivée de 480 millions de migrants, un chiffre qui ne figure pas dans le texte de l'ONU.

La présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) a déploré un "silence quasi absolu" sur ce texte, qui est pourtant, à ses yeux, "une nouvelle étape dans la submersion (migratoire) organisée de notre pays".

"Si nous voulons réaliser la vision de l'Agenda 2030 d'un monde en paix, de prospérité, et de dignité pour tous où personne n'est laissé de côté, nous devons promouvoir la diversité et les droits humains des migrants", a-t-il ajouté, relevant que la mobilité humaine, qui est un phénomène global et un fait, ne peut être freinée, et doit être bien gérée pour l'intérêt des pays d'origine, de destination et des migrants eux-mêmes.

La secrétaire générale des Républicains (LR, droite), Annie Genevard, estime aussi que "tout cela s'est fait en catimini" et réclame un débat au Parlement français.

Pourtant, le pacte est "juridiquement non contraignant" et réaffirme même le "droit souverain des Etats" à définir leur politique migratoire.

Comme le résume auprès de l'AFP Solène Bedaux, chargée de plaidoyer au Secours catholique-Caritas, " il s'agit d'un texte posant 23 objectifs, non-contraignant, et qui rappelle des droits fondamentaux qui existent déjà".

Il est frappant d'observer que ce sont les États-Unis qui ont ouvert les vannes à la polémique, en se retirant l'an passé du processus, suivis par l'Australie et Israël, et désormais notamment par la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque, la Croatie, l'Estonie et maintenant l'Autriche et sans doute l'Italie, tous ces gouvernements qui prétendent élever des murs face à la réalité.

Mercredi, Antonio Vitorino, le patron de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), s'est ému de cette situation: " Nous assistons de la part de certains secteurs politiques à la manipulation, à la distorsion des objectifs du Pacte, on a la sensation que la migration est devenue le bouc émissaire des problèmes culturels et sociaux.

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