La vidéo qui fait polémique — Mantes-la-Jolie

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La vidéo a en effet été repérée sur le compte Twitter d'un policier par l'Observatoire des violences policières, précise Libération.

Et la polémique grimpe ce vendredi car plusieurs vidéos, qui circulent sur les réseaux sociaux, montrent des arrestations indignes de forces de l'ordre républicaines.

Une autre enquête a été ouverte, cette fois par le défenseur des droits. le Défenseur des droits ouvre une enquête. Il a expliqué que les lycéens ont été rejoints par "une centaine d'individus encagoulés et armés de bâtons et d'engins incendiaires avec la ferme intention d'en découdre avec les forces de l'ordre". Deux voitures ont été incendiées aux abords du lycée Saint-Exupéry où des heurts ont éclaté avec la police, a, pour sa part, constaté une journaliste de l'AFP.

Dans les Yvelines, 189 jeunes au total, âgés de 12 à 20 ans, ont été placés en garde à vue, selon le procureur de Versailles. "Ces images sont impressionnantes mais aucun jeune n'a été blessé, ni maltraité, nous n'avons enregistré aucune plainte", a tenté de se défendre dans Le Monde le préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot. "Comment 70 policiers maintiennent-ils au calme 150 jeunes?"

Le directeur de cabinet du préfet considère qu'il n'y a "pas disproportion dans l'usage de la force", et qu'"il faut bien trouver le moyen de s'assurer qu'ils ne peuvent pas s'enfuir dans l'attente de leur transfert vers les commissariats de l'ensemble du département qui ont été mobilisés à cette occasion"."C'est assurément une interpellation assez exceptionnelle par son ampleur et par le faible nombre, toutes proportions gardées, des fonctionnaires de police qu'elle a mobilisés", ajoute Thierry Laurent. "Je ne connais pas d'autres méthodes", a-t-il avancé. En pleine crise des "gilets jaunes", les lycéens ont eux aussi lancé un mouvement de contestation.

"Certains avaient des bouteilles d'essence".

"Je sais la violence de ces images, mais je sais aussi (.) la violence" qui s'est exprimée au cours des récents jours à Mantes-la-Jolie, a déclaré le ministre de l'Intérieur lors d'une conférence de presse consacrée à "l'acte IV" de la mobilisation des "gilets jaunes" samedi.

Le ministre de l'Intérieur a défendu les interpellations jeudi.

Plus de 700 interpellations de lycéens ont été recensées jeudi 6 décembre, à l'issue d'une journée au cours de laquelle environ 280 lycées et collèges en France ont été de nouveau perturbés, dont 45 bloqués, par des élèves.

Plusieurs personnalités politiques ont fait part de leur indignation suite à la diffusion de ces images. "Cela n'est pas la République". "Voici la France de Macron: un Etat où le peuple subit quotidiennement la violence de la guerre de classe (.) & où sa jeunesse est réprimée, humiliée, mise à genoux", a dénoncé dans un tweet la député La France insoumise Danièle Obono.

- Benoît Hamon (@benoithamon)C'est oú? "C'est où? À Mantes-la-Jolie, en France sous Macron".

L'ancienne ministre Cécile Duflot juge que " ce qui s'est passé est simplement intolérable.

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