Et le meilleur film avec Gilles Lellouche est… Pupille

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Le petit Théo, à peine né, est remis à l'adoption par sa mère biologique. " Une relation sans lendemain, une prise de conscience tardive de la grossesse, une incapacité à se projeter dans le rôle de mère, mais le désir que ce bébé soit heureux, confié à des gens qui sauront l'aimer, conduisent cette jeune femme à vouloir un accouchement sous X. Même si ce n'est pas le premier à la maternité de Brest, c'est toujours un choc pour l'équipe". Pendant ce temps, les services sociaux se démènent pour décider quelle famille pourra l'adopter.

La force du récit qui réside dans la qualité d'observation documentaire et détaillée du processus dont on a parlé ci- dessus, est surtout relayée par la belle idée du " ressenti et du vécu quotidien " des protagonistes des deux côtés de la barrière. Elle s'appelle Alice et cela fait dix ans qu'elle se bat pour avoir un enfant. De la même manière que la détermination administrative et la complexité des dossiers en charge suscite interrogations et parfois tiraillements dont les failles des uns et des autres, se font l'écho.

De la chance? Sans doute un peu. Très touchant. Elodie Bouchez est bouleversante en mère dans l'attente. Elle est soutenue par Karine (éducatrice spécialisée) et Jean (Gilles Lellouche) qui héberge l'enfant. Un suivi quotidien nécessitant beaucoup d'attention et plutôt destiné à une assistante féminine.

À l'occasion de la sortie du film, la réalisatrice Jeanne Herry est revenue pour Le HuffPostsur cette aventure collective. Quant à Gilles Lellouche, il tient peut-être ici son meilleur rôle. Dans ce temps suspendu et incertain, les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement pour s'occuper du bébé et trouver une mère adoptante.

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