Affrontements entre les jeunes et les autorités — Manifestation à Toulouse

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Les affrontements se seraient ensuite déplacés vers la rue Valade. Les mots d'ordre des syndicats lycéens (UNL, SGL, FIDL.) évoquent les réformes du bac et du lycée, la plateforme d'accès aux études supérieures Parcoursup et la création du service national universel (SNU), qu'ils contestent.

Jusqu'à présent, les appels à la mobilisation des syndicats lycéens - qui ont perdu de leur représentativité depuis 20 ans - n'avaient rencontré que peu d'écho. La veille, une voiture avait été brûlée et sept personnes interpellées devant l'établissement.

Des perturbations ont aussi touché 15 lycées du Val-d'Oise, où des poubelles et des chariots de supermarché ont été incendiés, selon la gendarmerie et la police.

Au lycée des Arènes, comme devant d'autres établissements, les forces de l'ordre sont intervenues et ont fait usage de grenades lacrymogènes, a constaté une journaliste de l'AFP. Devant quelques-uns, des lycéens ont brûlé des poubelles et érigé quelques barricades dans une ambiance parfois tendue, selon des journalistes de l'AFP.

" Ils pourront couper toutes les fleurs, ils n'arrêteront jamais le printemps", " Bienvenue en lacrymogénie", " Non à la hausse des frais d'inscription pour les étudiants hors UE ": les banderoles brandies par les lycéens marseillais donnaient le ton d'une manifestation qui a commencé dans le calme, avant de dégénérer.

Le blocage de certains lycées avait été occasionné vendredi dernier, mais ce lundi, le mouvement s'est amplifié et s'est généralisé sur toute la France ou presque. Dix personnes l'ont été en Seine-Saint-Denis, où un véhicule a été incendié, selon la préfecture, et neuf autres en Essonne, notamment pour jets de projectiles à Bondoufle où une centaine de jeunes s'étaient réunis, selon des sources proches du dossier.

La province n'est pas épargnée par les troubles.

Le 6 décembre 8h20 Lycée Raymond Naves Toulouse. L'incendie s'est étendu à la façade, faisant de gros dégâts. "Leur présence permanente aux abords des établissements avec leurs équipes permet de veiller à la sécurité de tous", a indiqué le rectorat d'Aix-Marseille dans un communiqué.

Comme hier, les transports en commun ont été interrompus sur ordre de la préfecture, confirmant la volonté d'empêcher tout liens entre les lycéens et les étudiants de l'université du Mirail et les habitants des quartiers populaires du Mirail.

Selon les informations fournies par le ministère, les deux académies les plus touchées sont celles de Toulouse - avec une quarantaine d'établissements en proie aux blocages - et Créteil, où une vingtaine de lycées étaient perturbés à la mi-journée. Et de conclure: "Ca va mal finir". "Les jeunes viennent, ils sont mobilisés [.] ils sont à peine arrivés là, [les CRS] gazent et frappent", a-t-il témoigné.

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