"Gilets jaunes": un mouvement qui dure au risque de faire souffrir l'économie

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"Ceux qui ont dirigé la France et qui nous font la leçon aujourd'hui devraient mesurer leur part de responsabilité" dans "la réalité cruelle de la situation actuelle", où la France est engluée dans une "mécanique ravageuse" - "plus de dépenses publiques, plus de dette (publique) et donc (.) plus d'impôt", a lancé Bruno Le Maire dans une allusion à peine voilée à l'ancien chef de l'Etat François Hollande. "Et nous sommes décidés à nous engager dans cette voie ".

"Moins de dépense publique pour moins d'impôt, c'est la condition du redressement de la France (.) Et le plus vite sera le mieux, parce que nous mesurons à l'aune de cette crise sociale, démocratique, l'impatience de millions de Français", a-t-il ajouté.

"L'Etat a une partie de la solution mais les entreprises, les entrepreneurs, les banques, les assurances, les mutuelles, les distributeurs ont aussi une partie de la solution", a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire sur France 2.

Face au désarroi des commerçants touchés de plein fouet par les mobilisations des "gilets jaunes" et les scènes de violence ce week-end, le ministre de l'Économie confirme que l'impact sur l'économie française est "sévère et continu".

"Plus de dépense publique, c'est plus de dette et au bout du compte plus d'impôts". La quadrature du cercle, en quelque sorte, et un casse-tête que les pouvoirs publics vont devoir résoudre.

"On ne doit pas reprendre d'une main ce qui a été donné de l'autre à ceux qui travaillent", a-t-il insisté le ministre.

Plus largement, Bruno Le Maire s'est également exprimé sur le mouvement des "gilets jaunes " qui serait d'après lui le résultat d'une crise démocratique dont les racines sont "profondes ".

"Cette crise est d'abord le résultat de déchirements territoriaux" liés à des "choix économiques" qui "depuis trois décennies ne nous ont pas permis de développer des emplois pour tous", de "redresser notre industrie" et de "nous engager dans la voie d'une économie décarbonée", a assuré le ministre. Le gouvernement paie aujourd'hui ces choix, "au prix fort", souligne-t-il.

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