CGT et FO veulent une grève dès dimanche — Transport routier

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Les chauffeurs routiers, les ambulanciers, les transporteurs de fonds et les déménageurs sont appelés à la grève à partir de dimanche soir, et pour une durée indéterminée, par les fédérations CGT et FO du secteur du transport routier.

La veille, les deux syndicats avaient déjà dénoncé une récente décision du Conseil d'État qui a annulé les dispositions d'un décret de 2016 fixant des majorations de 25% et 50% aux heures supplémentaires des chauffeurs routiers. Ils réclament à cet égard "une réunion en urgence" au ministère des Transports. Ils entendent agir pour la défense du pouvoir d'achat, qualifiant de "miettes" les mesures annoncées par le Premier ministre Edouard Philippe. "Ni le courrier reçu ce jour de Mme la ministre Elisabeth Borne, ni les explications du conseiller social du ministère, ne nous ont convaincu, bien au contraire!", écrivent les deux syndicats de concert.

Depuis le rendu de cette décision, la CGT estime qu'elle "risque d'avoir des répercussions négatives sur (le) pouvoir d'achat" des routiers.

"Les deux syndicats croient ou semblent croire qu'il y a une remise en cause du taux des heures supplémentaires dans le transport routier". Lundi, elle avait appelé à des journées d'actions à partir du 14 décembre. Elle a donc accéléré son calendrier. "Il manque un engagement formel de la part des employeurs (.), une garantie écrite", a déclaré Patrice Clos, secrétaire général de FO-Transports, à sa sortie du ministère.

Réfutant les assurances du ministère des Transports, qui répète depuis lundi que l'annulation de ce décret "ne change rien en pratique", la CGT et FO s'étaient dits mardi "persuadés que depuis la décision du Conseil d'État, le verrou des heures supplémentaires majorées a sauté pour le transport routier de marchandises". "Elle était attendue pour des raisons juridiques et avait été parfaitement anticipée par le gouvernement". Avec ce décret, "nous avions obtenu une sécurisation de la majoration des heures supplémentaires via une inscription dans le Code des transports", a-t-il souligné. "Cela restera donc toujours l'accord de branche qui s'appliquera en la matière, aujourd'hui comme demain", a expliqué le ministère. Le syndicat n'avait alors pas exclu la possibilité d'appeler à la grève.

Le secteur compte, selon FO, quelque 700 000 salariés. "Les salariés du transport routier qui sont en grève seront là où ils travaillent, sur les routes" et "si les salariés sont sur le bitume, les poids lourds ne passeront pas", a relevé Jean-Marc Lambert.

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