Androcur. Les patients devront signer un formulaire avant le traitement

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Face à ce danger, les patients devront désormais signer un formulaire d'accord de soins avant de débuter le traitement. Afin de susciter l'échange entre le patient et son médecin ce formulaire d'accord de soins sera co-signé par le patient et le prescripteur.

Pour améliorer l'information des médecins et des patients dans le cadre de la prévention du risque de méningiome associé à la prescription d'acétate de cyprotérone (Androcur et génériques), l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a réuni un groupe de travail rassemblant des représentants des différents acteurs concernés.

Androcur (laboratoire Bayer) et ses génériques sont indiqués chez la femme dans le traitement de certaines maladies hormonales qui se manifestent par une augmentation majeure du système pileux (hirsutisme) et chez l'homme pour certaines formes de cancer de la prostate.

"La première réunion de ce groupe se tiendra avant la fin de l'année 2018", a-t-elle ajouté. "Cette contractualisation entre un patient et son praticien " doit contribuer à "repenser " chaque année "la nécessité de poursuivre ce traitement " a expliqué le directeur des médicaments d'endocrinologie et de gynécologie à l'ANSM, Jean-Michel Race.

Androcur : vers un formulaire d'accord de soins à signer avant le traitement

Des nouveaux documents en préparation Parallèlement à cette disposition centrale, l'ANSM annonce d'autres mesures destinées à renforcer la qualité de l'information: l'établissement d'un document à destination des patients aujourd'hui traités (qui devrait être disponible avant la fin du 1 trimestre 2019), la rédaction d'un courrier destiné à toutes les personnes traitées au cours des 24 derniers mois et d'une note dédiée à l'ensemble des prescripteurs (avant la fin du 1 semestre 2019). Seulement, ce produit était aussi utilisé pour le traitement de problèmes bénins comme l'acné, la peau grasse ou la pilosité modérée.

On sait depuis plusieurs années que l'Androcur augmente le risque de développer des méningiomes, une tumeur au cerveau le plus souvent bénigne. Selon une récente étude de l'ANSM ne portant que sur des femmes, le risque est multiplié par sept après six mois de traitement à fortes doses et par vingt après cinq ans.

Ces mesures s'inscrivent dans la lignée de la mise en place en septembre d'un numéro vert à destination des patients et de la diffusion de nouvelles recommandations aux professionnels de santé en octobre.

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