.Violences à Paris: 378 gardes à vue et 133 blessés

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Mais pour le préfet de police Michel Delpuech, il y avait aussi parmi les casseurs "un très grand nombre de manifestants portant un gilet jaune" et ils n'ont pas hésité par "désinhibition" ou un effet d'"entraînement" à "se livrer eux aussi à des violences injustifiables". Et a longuement insisté sur la gravité de ces faits, notamment à l'encontre des forces de l'ordre, dont il a salué "l'engagement", "la réactivité", la détermination", le "sang-froid " et la "maîtrise", "exemplaires ".

Les investigations vont se poursuivre pour permettre d'identifier d'éventuels auteurs d'actes de violences commis à l'Arc de Triomphe et du vol d'un fusil d'assaut dans un véhicule des forces de l'ordre.

Le parquet veillera à " ne pas laisser impunies ces exactions inacceptables", a affirmé le procureur de Paris Rémy Heitz. Parmi eux se trouvent "beaucoup d'hommes majeurs", âgés "de 30 à 40 ans", "venant souvent de province, insérés socialement" et "venus pour en découdre avec les forces de l'ordre", a-t-il ajouté.

Le préfet de police Michel Delpuech a estimé lors d'une conférence de presse que le total des interpellés lors de la mobilisation des "Gilets Jaunes" samedi à Paris a atteint un niveau sans précédent.

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Le procureur de la République de Paris a fait le point au lendemain de l'acte III du mouvement des gilets jaunes émaillé de violences. Il y avait aussi "des profils plus jeunes, des Franciliens" qui étaient "plus motivés par une délinquance d'appropriation" et sont "venus profiter des pillages", a précisé Rémy Heitz.

Le procureur a détaillé le dispositif mis en place dans les prochains jours pour apporter une réponse pénale de "fermeté", "pour qu'aucune impunité ne puisse être constatée ".

Les principales qualifications enregistrées concernent des "violences envers une personne dépositaire de l'autorité publique", des "dégradations sur un bien destiné à l'utilité publique " ou encore des "ports d'arme", "par nature", comme des couteaux, ou par "destination", comme des projectiles. Les peines "vont de trois ans à sept ans d'emprisonnement", a-t-il précisé.

Un rare déferlement de violences à Paris où des véhicules et restaurants ont été incendiés, des magasins pillés et des policiers attaqués.

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