Vidéo d'un homme roué de coups par des policiers: enquête ouverte

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Selon les informations de franceinfo, le parquet de Paris a ouvert dans la foulée une enquête pour le chef de violences par personnes dépositaires de l'autorité publique.

La scène, filmée, a été abondamment relayée sur les réseaux sociaux, totalisant en fin de journée lundi près de 5,5 millions de vues sur Twitter et Facebook pour les six versions les plus vues.

Le Monde a déclaré lundi avoir retrouvé l'homme interpellé sur la vidéo. Ils sont ensuite rejoints par d'autres collègues et le jeune homme, encerclé, est roué de coups de pieds et de matraque alors qu'il est à terre devant la grille fermée d'un magasin de meubles.

De mauvaise qualité, la vidéo n'aurait pas permis de déterminer les circonstances précédant la scène de violence ni le service de police auquel les forces de l'ordre appartiennent.

La vidéo d'un homme se faisant tabasser par des CRS en marge de la manifestation des gilets jaunes du samedi 1er décembre est devenue virale depuis quelques jours.

"Les vidéos transmises sont étudiées et en fonction des circonstances des enquêtes sont diligentées s'il y a lieu". Une enquête pour "violences par personnes dépositaires de l'autorité publique " a été ouverte par le parquet de Paris et confiée à l'inspection générale de la police nationale. Selon la plainte déposée par l'avocat de Mehdi K., citée par le site Checknews, lui aussi " se trouvait rue de Berri [quand] il a été agressé par huit membres des forces de l'ordre ".

Aujourd'hui, Mehdi K. "présente notamment de graves blessures au niveau de l'oeil gauche" et "les médecins ont affirmé (...) qu'il n'était pas exclu qu'il perde l'usage de son oeil". Mais dans les colonnes de Libération, après avoir bien visionné la vidéo, le jeune homme affirme: "C'est sûr, c'est pas moi". Selon l'avocat, le jeune étudiant ne prenait pas part aux manifestations, et encore moins aux dégradations: il n'était qu'un simple "badaud".

Il nous est impossible à ce jour de donner avec certitude l'identité de la personne interpellée. Deux affaires différentes pourraient donc s'être télescopées.

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