Trump ironise sur le recul de Macron face aux "gilets jaunes"

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Donald Trump a salué mercredi les concessions du gouvernement français concernant les taxes mises en causes par les Gilets jaunes en expliquant que cette décision montrait combien les Accords de Paris étaient mauvais. Quelques mois après son arrivée à la Maison Blanche, il avait décidé de sortir de l'accord de Paris d'août 2015 sur le climat.

"L'accord de Paris est fondamentalement mauvais car il provoque une hausse des prix de l'énergie pour les pays responsables, tout en donnant un blanc-seing à certains des pires pollueurs au monde", a continué Donald Trump.

Avec ces tweets moqueurs, Trump fait d'une pierre deux coups: non seulement il ironise sur la situation et les décisions d'Emmanuel Macron, mais en plus il affiche son mépris pour la 24e conférence sur le climat qui se tient depuis dimanche dernier en Pologne et qui réunit environ 200 pays... Et de prévenir: "Une victoire des Gilets jaunes renforcerait considérablement la position américaine en Europe, en montrant clairement aux dirigeants européens que chipoter avec Trump, a fortiori être en conflit avec lui, est risqué". Plus tôt dans la journée, il avait retweeté à ses 55 millions d'abonnés le message d'un commentateur conservateur selon lequel la France était secouée par des émeutes "en raison de taxes d'extrême gauche sur l'essence". "Les médias n'en parlent presque pas. Ils veulent cacher la rébellion de la classe moyenne contre le marxisme culturel", a ainsi écrit Charlie Kirk, créateur de l'organisation conservatrice Turning Point USA, ajoutant que "Les gens scandent 'Nous voulons Trump' dans les rues de Paris".

Il y a huit jours, avant de revoir Emmanuel Macron en Argentine pour le G20, le président américain avait déjà signifié, d'un tweet ambigu, qu'il suivait de près les manifestations à travers la France des Gilets jaunes, liant les "vastes et violentes contestations françaises" au commerce entre l'Union européenne et les Etats-Unis. L'Amérique est en plein boum, l'Europe brûle. D'après le fact-checking de l'AFP, Charlie Kirk s'est basé sur une vidéo publiée le 2 décembre sur Twitter et relayée au moins 17 000 fois. Mais de toute cette évidence, cette vidéo, présentée comme ayant été filmée en France, vient en réalité de Londres, et date probablement de juin.

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