La réunion de Genève aura lieu à cette date — Sahara marocain

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Le dernier cycle de discussions directes lancé par l'ONU en mars 2007 s'est enlisé en mars 2012.

Ancienne colonie espagnole, le territoire du Sahara occidental est revendiqué par le Maroc et par le Front Polisario depuis le départ des Espagnols en 1975. Le sud revient à la Mauritanie. Le Front Polisario, mouvement politique et armé formé en 1973, a créé en exil, le 27 février 1976 le gouvernement sahraoui proclamant la République arabe sahraouie démocratique (RASD). En 1984, elle a été intégrée à l'Union africaine (qui s'appelait encore l'OUA) et le Maroc décide de claquer la porte de l'institution. Les mêmes observateurs rappellent aussi "les dernières tentatives avortées du Maroc de bilatéraliser le conflit du Sahara occidental avec l'Algérie". En 2002, le roi Mohammed VI juge "obsolète" et "inapplicable" tout projet de référendum d'autodétermination. Une nouvelle impasse. Rabat plaide pour une large autonomie du territoire sous souveraineté marocaine alors que le Front Polisario estime que tout est négociable sauf son droit à l'autodétermination. Une proposition rejetée par le Polisario.

Autrement dit, elle se limitera à évoquer les prochaines étapes du processus de règlement onusien et dresser un bilan des développements survenus depuis l'échec des négociations de Manhasset aux Etats-Unis en 2012.

Coté marocain, ce sont Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Omar Hilal, ambassadeur et représentant permanent du Maroc aux Nations unies, Sidi Hamdi Ould Rachid, président de la Région Lâayoune-Sakiet-Al Hamra, Ynja Khattat, président de la Région Dakhla-Oued Eddahab, Fatima Adli, membre du Conseil municipal de Smara et acteur associatif.

Le 13 mars, des centaines de milliers de manifestants se rassemblent pour protester contre "le manque de neutralité" de Ban Ki Moon. Le retour du Maroc au sein de l'organisation panafricaine a donné lieu à une sourde lutte d'influence dans les couloirs de l'UA autour de la question du Sahara occidental. C'était dans le cadre des "réunions informelles" lancées par Christopher Ross. L'ONU a de son côté nommé un nouvel émissaire en août 2017, l'ancien président allemand Horst Kohler qui n'a eu de cesse de vouloir relancer les discussions. Il se rend en octobre à Rabat et à Alger, ainsi qu'à Tindouf, localité de l'ouest de l'Algérie, ainsi que plusieurs camps de réfugiés.

Cette première rencontre, à laquelle sont conviées l'Algérie et la Mauritanie en tant que pays voisins, consistera, pour reprendre le jargon diplomatique de l'ONU, en une "table ronde initiale".

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