Éditorial en français au Ottawa Citizen

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Pour de nombreux Francophones, l'annulation de la construction de cette université est vécue comme une attaque à l'encontre du français, l'une des deux langues officielle du pays.

Mais les conservateurs du Premier ministre de la province Doug Ford, régulièrement décrit comme un " mini-Trump", ont enterré le projet mi-novembre, en invoquant des contraintes budgétaires: l'Ontario, qui affiche un déficit de quelque 15 milliards de dollars, va ainsi économiser 80 millions de dollars sur sept ans.

"Clairement, ces décisions sont inacceptables", a regretté Mélanie Joly, ministre fédéral des Langues officielles, venue manifester à Ottawa, la capitale du pays. Attendue avec impatience par les 600 000 francophones de la province (4% de la population), cette université devait initialement voir le jour à Toronto en 2020. "On doit se lever sans tarder, sans quoi le fait français au Canada perdra encore et encore de l'importance", estime la directrice générale de la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-du-Québec (SSJBCQ), Gisèle Denoncourt. En signe de solidarité avec les manifestants, l'Assemblée nationale du Québec a hissé le drapeau blanc et vert des Franco-Ontariens.

En Ontario, en l'espace d'une journée, le gouvernement conservateur de Doug Ford a réduit en bouillie le rêve de générations de Franco-Ontariens.

Ces Canadiens ne décolèrent pas et appellent à résister. Son usage et son statut sont inclus dans la Constitution du Canada.

"Ce n'est pas correct comme décision, ils nous enlèvent des droits et si on ne dit rien, ils vont continuer à nous en enlever, donc il faut protester", a déclaré à l'AFP Lucie Paquette, une manifestant qui a pris part à la manifestation. ", a abondé une autre manifestante, refusant de donner son nom".

Le journal anglophone Ottawa Citizen a publié samedi un éditorial en français pour appuyer les Franco-Ontariens dans leur lutte pour leurs droits linguistiques.

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