France: un troisième samedi de mobilisation pour les "gilets jaunes"

Share

"Plus de 250 interpellations" avaient déjà eu lieu samedi vers 18h, a indiqué le Premier ministre Édouard Philippe qui a dénoncé des scènes d'une "violence rarement atteinte".

Ce dimanche à l'Élysée, le chef de l'État a présidé pendant environ 1h30 une réunion de crise avec le Premier ministre Édouard Philippe, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'État Laurent Nuñez ainsi que le ministre d'État chargé de la Transition écologique François de Rugy. "Macron démission", ont scandé à plusieurs reprises des Gilets jaunes.

Vers 14h00: On dénombre 122 interpellations et 20 blessés dont 6 parmi les forces de l'ordre. Les terrasses des restaurants, le mobilier de rue, les arbres, les pavés et les chantiers ont été utilisés afin de dresser des barricades, lancer des projectiles et allumer des brasiers dans les environs de l'Arc-de-Triomphe jusqu'au Trocadéro.

Parmi les manifestants pacifiques, certains dénonçaient ces violences.

Emmanuel Macron a convoqué dimanche à la mi-journée une réunion de crise, après les 263 blessés dans toute la France lors des manifestations de samedi des "gilets jaunes", qui protestent notamment contre la hausse des taxes sur le carburant.

Par ailleurs, le ministère de l'Intérieur a annoncé au soir de cette journée remplie de débordements que plus de 65.000 gendarmes et policiers avaient été mobilisés sur le territoire pour encadrer les nombreux événements prévus par les gilets jaunes.

Outre les 133 personnes qui ont été blessées, dont 23 membres chez les forces de l'ordre, d'énormes dégâts ont également été enregistrés à Paris ce dimanche. Sous l'arc de Triomphe, on entend La Marseillaise et on lit: "les gilets jaunes triompheront". Les forces de l'ordre ont alors répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes. Un rendez-vous manqué qui illustre les difficultés du gouvernement à nouer un dialogue avec les "gilets jaunes". 1500 perturbateurs à l'extérieur du périmètre venus pour en découdre.

Dans un communiqué diffusé en fin d'après-midi, le préfet des Ardennes "appelle à nouveau solennellement les manifestants au calme", précisant que quatre personnes ont été interpellées.

"Je suis solidaire avec les gilets jaunes, mais j'ai envie de pleurer face à toute cette violence, ce gâchis", résumait Fanny, une infirmière de 47 ans, devant un conteneur à verre incendié boulevard Haussmann. Les forces de l'ordre visées par des bombes de peinture jaune à Vers 10H00: Les échauffourées ont repris au pied de l'Arc de triomphe, plongé dans un nuage de gaz lacrymogène, où les forces de l'ordre faisaient usage de canons à eau.

Après ces premiers heurts, les manifestants ont reflué vers d'autres quartiers et dans des avenues adjacentes, notamment la prestigieuse avenue Foch où un tractopelle a été incendié et une remorque de chantier renversée. Selon un dernier bilan, 224 personnes ont été interpellées. "La volonté affichée et assumée de s'attaquer à nos forces de l'ordre, aux symboles de notre pays, sont une insulte à la République", a estimé Christophe Castaner.

Share