Reprise de la lutte contre Ebola à Beni en RDC

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Des conflits qui ont poussé les autorités congolaises à annoncer samedi la suspension provisoire de la lutte contre l'épidémie d'Ebola à Beni.

Si l'ensemble du personnel de l'OMS, du Ministère de la Santé et des partenaires est sain et sauf, 16 membres du personnel de l'OMS ont été évacués vers Goma pour recevoir des soins psychologiques après que leur résidence a été frappée par un obus qui n'a pas explosé.

Plus tôt dans la semaine, sept casques bleus et 12 soldats congolais ont été tués lors d'une opération conjointe menée contre les rebelles ADF.

Ils avaient été mobilisés contre l'épidémie d'Ebola dans l'est de la RDC.

Les 16 membres (sur 191 de l'OMS au total à Beni) sont partis samedi à Goma "pour déstresser" et dans l'attente d'une solution pour leur logement, selon Mr Yao. La vaccination a été suspendue, mais des équipes sont toujours sorties de la communauté pour suivre certains des cas potentiels, pour se rencontrer et pour s'assurer qu'ils se portent bien, ainsi que pour amener les personnes malades dans des centres de traitement a fait savoir l'OMS, précisant que dimanche, toutes les activités ont été relancées, y compris la vaccination.

Pour l'instant, les détails sur la provenance de cet obus sont encore méconnus.Vendredi soir, les forces de la Monusco ont repoussé une nouvelle attaque du groupe armé ADF après plusieurs heures de conflit.

Les affrontements de vendredi soir se sont soldés par deux maisons et une voiture incendiées à une centaine de mètres d'un des hôtels occupés par les équipes anti-Ebola, d'après un correspondant de l'AFP.

"L'épidémie reste dangereuse, en particulier à Beni".

L'épicentre s'est rapidement déplacé à Beni, ville d'environ 300.000 habitants, cible d'attaques attribuées à des rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF).

Quinze Casque bleus tanzaniens avaient été tués le 8 décembre de l'an dernier dans l'attaque d'une base onusienne dans la région de Beni attribuée aux ADF. En début de semaine, la représentante des Nations unies au Congo, Leïla Zerrougui, s'était déclarée "de plus en plus alarmée" par la situation à Beni, en s'inquiétant de la situation sécuritaire qui menace la tenue des élections en de nombreuses régions de l'est du pays.

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