Les joueurs du PSG sont-ils vraiment payés pour applaudir le public ?

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Ex recruteur de jeunes au RC Lens, Marc Westerloppe est largement cité suite à l'affaire de fichage technique qui secoue le Paris-Saint-Germain. Responsable du recrutement hors Paris, il est accusé d'avoir utilisé des fiches catégorisant les jeunes joueurs selon leurs origines.

Pour rappel, de 2013 au printemps 2018, la cellule de recrutement du PSG a mentionné des critères ethniques dans ses fiches d'évaluation de jeunes joueurs, classés comme "Français", "Maghrébin", "Antillais", "Africain", a révélé jeudi le collectif de médias européens, l'IEC, dont Mediapart et Envoyé Spécial en France. "Deux ans plus tard, dans la case origine, il écrit: Afrique noire ", selon Mediapart.

" On ne va pas revenir sur ce sujet".

Accolade entre le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi et son homologue rennais Olivier Létang le 16 décembre 2017, au Roazhon Park. " Il y a un problème sur l'orientation du club, il faut un équilibre sur la mixité, trop d'Antillais et d'Africains sur Paris ", aurait-il alors déclaré. Jeudi soir, la ministre des Sports Roxana Maracineanu avait fait part de sa "consternation" et demandé à la FFF et à la LFP "d'examiner ce dossier". Celle du 6 janvier 1978 stipule en effet qu'il est "interdit de recueillir et d'enregistrer des informations faisant apparaître les origines raciales ou ethniques, ainsi que les appartenances religieuses des personnes".

Mediapart raconte que Westerloppe est ensuite convoqué "à un entretien préalable " le 27 juin 2014, où il proteste auprès de Jean-Claude Blanc (actuel directeur général délégué du PSG), rejetant des accusations contre lui, "fausses, malveillantes et stupides". Mais en coulisses, le club détenu depuis 2011 par le Qatar vit des heures agitées et se serait bien passé des révélations des "Football Leaks".

La Ligue des droit de l'homme (LDH) a en tout cas annoncé son intention de porter plainte, la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) a évoqué des faits "très graves" et indiqué que sa "commission juridique" était "saisie".

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