Fichage ethnique : Maracineanu "consternée", la LICRA saisit la justice

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Discrimination ethnique au centre de formation du Paris-SG, des centaines de gosses rangés informatiquement dans l'une des quatre catégories suivantes: "Afrique noire", "Antillais", "Maghrébin" et "Français".

Prégnant dans tout le foot c'est-à-dire très au-delà du PSG - même si les intéressés se gardent bien (précaution élémentaire) de le formaliser par écrit -, le mythe éternel de la "cérébralité blanche" contre la "puissance physique noire" continue ainsi de gouverner la politique sportive des clubs français, ce qui revient à traiter les joueurs noirs d'abrutis.

Marc Westerloppe est mis en cause par Mediapart dans cette affaire de fichage ethnique.

"Une enquête interne est en cours de finalisation avec l'appui d'un cabinet d'avocats, c'est une analyse approfondie qui prend du temps", affirme encore le club qui estime pouvoir en partager les conclusions la semaine prochaine.

L'enquête publiée par Mediapart jeudi "fait un lien avec des propos condamnables qui auraient été tenus en 2014 par le responsable de la cellule de recrutement du centre de formation dédiée aux territoires hors Ile-de-France", Marc Westerloppe, qui a rejoint en janvier 2018 le Stade Rennais. Impossible de cautionner ce virage à 180°!

Jean-Claude Blanc, le directeur général du Paris Saint-Germain a confié: "C'est un sentiment de trahison pour le club".

Aucune sanction n'est prononcée.

Ces "mêmes fiches d'observation avec mention des origines ont été scrupuleusement remplies jusqu'au printemps 2018 ", accuse encore Mediapart.

Interrogé par Mediapart, le PSG a missionné l'ancien député PS et président de SOS racisme Malek Boutih pour réagir à ces révélations.

Le Cran indique qu'il "déposera une plainte contre le PSG qui a mis en place un système validant l'afrophobie et le racisme", dénonçant par ailleurs le fait que le club n'ait pas licencié tous les protagonistes de cette affaire "alors que des salariés avaient alerté la direction du club depuis 2014 de l'existence de ces pratiques de racisme et discrimination systémiques au sein du club".

Pour le football français, cette affaire réveille "l'affaire des quotas", quand avait émergé l'idée, abandonnée, d'imposer des quotas de binationaux chez les jeunes, lors d'une réunion de la Direction technique nationale (DTN) fin 2010.

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